Cours de 1re anne franais licence - 2 -

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Cours de 1re anne franais licence

: Que voulez vous exactement faire dans ce coin ?
Cours seulement 0 0%
Cours +examens 1 50.00%
faire un espace pour vous amliorer en franais 1 50.00%
examens seulement 0 0%
apprendre le franais seulement, et pas de cours d'universit 0 0%
: 2.

 
2014-07-22, 18:30   : 16
soleild'Algrie
 
  











8/ Faire une fiche TD (travaux dirigs):
Les sances de Travaux dirigs sont mises la disposition des tudiants pour renforcer les cours thoriques. Les tudiants ont ainsi la chance d'tre encadrs par un ou plusieurs professeurs appels "Chargs de TD", et se retrouvent moins nombreux qu'en cours thoriques. Dans les facults, seuls les TD permettent vraiment de faire la pratique des cours et de dcouvrir diffrentes mthodologies ; ainsi les lves doivent tout miser sur ces sances, en suivant ces quelques conseils.
Quelles sont les fournitures ncessaires ?

  • Du srieux
  • Ses leons
  • Des recherches


Étapes de ralisation
1.

Apprenez bien vos leons avant d'aller en TD, ou au moins lisez-les ! Les chargs de TD vont vous questionner sur le cours et vont bien s'assurer que vous les avez tudis ; gare vous donc si vous pensez venir en TD avec la tte vide !

Certains chargs de TD donnent des notes orales lorsqu'il vous posent des questions de cours... Et ce n'est pas si rare alors ne sous-estimez pas vos cours d'amphithtre !


2.

Participez activement durant les sances : levez la main, allez au tableau, changez votre opinion avec les autres ; au moins essayez ! Il vaut mieux voir un lve qui essaie de participer qu'un lve qui ne participe pas du tout.

Ne soyez pas gn de parler ! de quoi avez-vous peur, de dire des btises ? Dites-vous que si vous avez bien appris vos leons, cela n'arrivera pas !


3.

Faites vos devoirs la maison ou durant les sances. N'hsitez pas jeter un petit coup dil dans vos leons en cas d'oubli, c' est un devoir pas un examen.

Si vous avez besoin d'aide, les chargs de TD sont l pour a. N'attendez surtout pas les corrections pour traiter vos exercices !


4.

Souvent vos chargs de TD vous donneront des plaquettes de TD. Si un exercice seulement est faire sur toute la plaquette, ne vous reposez pas sur vos lauriers, et prenez connaissance du reste du document.

Votre charg de TD n'a pas fait imprimer 10 feuilles pour que vous n'en lisiez qu'un paragraphe ! Souvent, ne demander de faire qu'un exercice sur une plaquette de dix pages est un pige, pour s'assurer de votre srieux. Il pourra donc arriver que votre charg de TD vous interroge sur les exercices qui n'taient pas demands, voire que ces exercices tombent en partiel...



Astuces et mises en garde
Astuce(s) :
Outre les cours qu'on vous dispense, faites des recherches. Cela enrichira vos connaissances, et patera les autres, surtout les correcteurs !








 

2014-07-22, 18:53   : 17
soleild'Algrie
 
  











Cours: techniques d'expression orale:
1/Faire un expos oral:
Nous devons tous un jour ou l'autre effectuer un expos dans le cadre scolaire. Cet exercice est un des plus importants de votre scolarit car toute votre vie, vous rencontrerez des situations dans lesquelles vous devrez prsenter face un public. Alors autant commencer le plus tt possible et se donner les moyens de devenir un as de la prsentation orale en public. Sur le site Comment faire un expos, vous trouver des lments trs importants qui vous aideront : comment rdiger votre plan, comment organiser votre prsentation en fonction de la nature de votre prsentation. Et nous vous donnerons aussi des conseils pour matriser parfaitement la forme de l'expos, c'est dire comment surmonter les diffucults de la prise de parole en public afin matriser le mieux possible votre stress pour en faire en atout.
Comment prsenter un expos en public

La prparation
Etre prt le jour de lexpos.

Il est toujours bnfique de laisser si possible passer deux jours entre la fin de la prparation crite de votre expos et le jour de la prsentation devant la classe. Il faudra bien utiliser ce temps pour travailler lexpression orale comme nous allons vous lindiquer plus bas. Noubliez pas que 90% de votre expos doit se trouver dans votre tte et pas sur le papier. Les 10% restant se trouvant sur le plan. Donc la qualit de votre expos dpendra en grande partie de vous et non pas par vos documents.

Avant de travailler les techniques pour mieux maitriser la prise de parole en public, assurez vous que votre sujet est bien maitris, et que seul chez vous devant la glace, le plan est fluide ainsi que vos propos.
Cela vous donnera 50% de lassurance ncessaire. Cest dj pas mal
Sur le sujet cest vous le boss. Aucun lve de la classe na pass autant de temps que vous sur le sujet. Il faut prendre conscience que vous avez quelques chose apporter toute la classe, et que vous tes le seul pouvoir le faire. Si vous tes convaincu de cela, alors cest dj un grand pas. Si vous ntes pas parfaitement sr de posseder votre sujet, alors relisez vos fiches encore une fois, revoyez votre sujet. Encore une fois il faut arriver au tableau avec lassurance de possder son sujet. Et pendant ces deux jours REPETEZ devant la glace, devant vos parents, imaginez les questions possibles, et vos rponses.
Une astuce formidable pour bien dmarrer
Prparez une introduction amusante et personnelle qui vous mettra en phase avec la classe.
Cela dtendra tout le monde. Vous pouvez expliquer pourquoi vous avez choisi de traiter ce sujet, et y apporter un peu dhumour ou une anecdote personnelle sur le sujet. Nos amis anglais et amricain utilisent toujours cette technique avant de prendre la parole.

Le jour de lexpos :
15 minutes avant lexpos :
Il faut arriver dans la classe 15 mn en avance.
Promenez vous dans la classe travers les ranges. Prenez conscience de lespace en marchant tranquillement et en respirant. Ne pensez plus au dtail de lexpos, il fallait le faire avant. Maintenant il faut claircir son esprit, penser positif, c'est--dire pensez des choses positives que vous avez dj ralise. (cela peut tre un exploit sportif, un exploit scolaire, etc) . Vous pouvez garder dans une poche ou dans votre cartable un objet qui vous rappelle cet exploit. Si vous admirez un camarade ou quelquun de votre famille pour son aisance, pensez ce quil ferait dans les mmes conditions et essayez de vous mettre sa place.
Occupez vous de bien vrifier que le ou les posters (voir notre rubrique poster) sont bien accrochs au tableau, et que le rtro - projecteur fonctionne bien et que tout est en place.
5 minutes avant :
Il va falloir commencer travailler votre respiration pour vous dtendre physiquement. Il faut arriver respirer avec le ventre, cest la respiration abdominale, elle permet dvacuer le stress. Cest la technique des chanteurs et des acteurs, le ventre doit se gonfler. Vous pouvez galement marcher dans la classe pour marquer votre territoire .
Cest le moment de repenser son introduction amusante, elle vous apportera des ondes positives et vous permettra de ne pas attaquer le sujet directement. Vous allez amener la classe doucement vers vous et vous allez aller doucement vers elle.
Cest parti : Les lves sont installs, et le professeur vous a transmi son pouvoir et son autorit

Et si vous avez encore le trac
Noubliez pas que le trac est une mobilisation de votre corps devant une action inhabituelle. Le corps produit une nergie supplmentaire pour triompher de cette preuve. Autrefois nos anctres avaient le trac devant un tigre enrag et le trac leur permettait de courir plus vite. De nos jours il ny a plus de tigre en libert mais notre corps rpond toujours de la mme faon. Le trac est donc un lment positif quil faut canaliser notamment avec la respiration, la dcontraction et les penses positives,
Quelques outils : parlez avec tout votre corps, gestes, voix, regard

La voix :
Quand on sexprime ordinairement on ne porte pas attention sa voix. Le jour de lexpos il faudra veiller bien placer sa voix.
Offrir une belle intensit. Le niveau sonore communique lnergie la classe.
Changez souvent dintonation pour viter un discours monocorde et que les lves se mettent parler entre eux
Larticulation, le dbit et les silences :
Le stress en gnral dforme votre diction, il est important de veiller bien articuler et de ne pas parler trop vite et de laisser des silences dans votre discours afin de laisser votre public le temps de comprendre. Noubliez pas que votre public ne connait pas votre sujet ni votre plan. Ce qui est clair pour vous ne l est pas forcment pour les autres. Et cela vous donnera loccasion de respirer aussi et de reclasser vos ides. Vous gagnerez galement en assurance aux yeux des autres.
Evitez aussi les euh
Le sourire.
Le sourire vous amnera vers une attitude positive, et par contagion cela se communiquera votre auditoire qui sera dans le mme tat desprit que vous. Cest lempathie, tant recherche par les hommes politiques
Le regard :
Regardez toute la classe en balayant les lves de votre regard. SI vous tes trs impressionn, vous pouvez arrter votre regard sur le visage familier de lun de vos amis. Cela vous dtendra.
Les gestes et votre attitude

En prparant lexpos avant larrive des lves, vous aviez reconnu votre territoire en marchant dans les alles. Et bien maintenant quils sont l, cest le moment dy retourner, en marchant vers eux, souriant, en les regardant dans les yeux. En bougeant (pas trop) vous montrez que vous existez, vous ntes pas cloitr au tableau sous la protection du professeur. Lnergie que vous dgager, elle est pour votre public, il la recevra comme telle. Vos mains bougeront en hauteur, surtout pas les bras croiss ou les mains dans le dos. Le corps est redress, vos pieds sont lgrement carts et le bassin un peu en avant.
En gnral on ne fait pas dexpos assis

Evitez les gestes ou les mots rptitifs
Se gratter la tte, se passer la main dans les cheveux, jouer avec ses lunettes, rpter les euh , les voil , et autres tics de langage.
Dlivrer le contenu de votre expos
Maintenant que nous avons vu comment se tenir et lutter contre le mauvais stress, nous allons voir quel est le moyen de dlivrer le contenu de votre expose pour que tout le monde soit intress.
Dites vous bien que vous communiquez pour trois raisons: faire savoir, faire comprendre, faire partager.
Prparez lavance ce que votre public doit retenir aprs votre intervention. Ne prvoyez pas trop de choses, ltre humain a une capacit limite dcoute, surtout lorsquil est en groupe. Donc ce qui doit tre retenu de votre expos doit tre concis. Vous devez avoir un plan prcis, le suivre, et surtout le rendre clair auprs de votre public. Il ne doit pas perdre le fil conducteur. Il est important de temps en temps de reformuler votre plan (clairer vers lavant) mais aussi de temps en temps de rpter les points fondamentaux, (clairer vers larrire) afin que tout le monde sache ou vous vous trouvez exactement.
Do limportance dun plan solide et bien structur (voir notre rubrique sur les plans)
Petites astuces
La respiration abdominale :
Entranez-vous, c 'est la bonne !
Abaisser le diaphragme et dtendre les muscles abdominaux.
Cette respiration se dcouvre facilement si l'on sallonge sur le dos en plaant une main sur le ventre. Lors de linspiration : la main est souleve, le ventre se gonfle, puis se creuse lexpiration.
C'est la respiration idale pour la voix chante et parle. Elle permet en plus de grer le stress.

Autres astuce

Placez une ambiance sonore lintroduction et la conclusion autour du thme de lexpos. Cela dtendra la classe et encouragera les applaudissements de la fin, y compris des professeurs.
Placer des posters et supports pdagogiques sur des chaises devant vous afin de prsenter en faisant face la classe
Employs bon escient, les moyens audiovisuels accroissent considrablement l'efficacit d'une communication orale. Du plus simple au plus sophistiqu, vous pouvez vous servir d'une large panoplie d'auxiliaires : texte crit distribu, documentation illustre, tableau traditionnel ou rouleaux de papier, diapositives ou squences vido, son enregistr, rtroprojecteur. Le plus en usage actuellement est le diaporama qui ncessite toutefois un projecteur multimdia prsents dans tous les tablissements scolaires. Une page de Fralica propose une marche suivre
Rappelez-vous quelques rgles importantes sous peine d'annihiler les efforts de prparation que vous aurez fournis :
  • La collaboration d'un assistant, qui seront confies les manoeuvres techniques, vous permettra de mobiliser toute votre nergie pour conserver l'attention de l'auditoire.
  • La dure des squences audiovisuelles doit tre soigneusement quilibre par rapport celle de l'expos en direct et adapte la facult d'attention de l'auditoire. Il vaut mieux, parfois, grouper deux squences courtes que d'interrompre deux reprises votre expos.
  • Une rptition vous aidera prparer une stratgie de reprise en main de l'attention aprs chaque squence.
  • Conseils en vrac pour russir son expos:
    1) Attirez lattention de votre aud itoire ds le dbut de votre prsentation. Informez- le du but et des objectifs de votre expos. Vous le ferez uniquement verbalement ou laide dun support audiovisuel (diapositives, actates, etc.). En passant, ces outils se veulent un support pour tayer vos propos. Dans tous les cas, leur simplicit demeure leur plus grande qualit.
    2) Évitez de lire. Lorsque vous parlez, rfrez-vous vos actates ou diapositives en vitant de vous attarder trop longtemps sur une image en particulier.
    3) Pensez faire une transition entre les parties de votre expos. Vous pouvez y aller danecdotes, en rpondant une question ou en reprenant votre dernier point.
    4) Faites ragir votre auditoire (humour, questions, etc.).
    5) Évitez de jouer avec votre pointeur ou votre crayo n. Cela distrait lauditoire.
    6) Points surveiller : la voix (trop faible ou trop forte), le dbut (trop rapide ou trop lent), le regard (maintenir un contact visuel).
    7) On suggre une ide par diapositive ou actate. Les caractres doivent tre assez gros (fonte de 24 points au moins) pour tre visibles de tout votre auditoire. Si vous utilisez des diapositives, celles-ci doivent tre lisibles de loeil nu. Visionnez- les avant la prsentation de manire viter quelles ne soient lenvers. Familiarisez-vous avec lquipement.
    8) Ne prsentez pas plus de trois courbes sur un graphique moins qu'elles ne soient trs distinctes les unes des autres. Utilisez de la couleur (si possible) ou tout autre moyen permettant de distinguer ou souligner des ides ou des points importants.
    9) Reformulez les questions que lon vous pose de manire vous assurer que vous en avez bien saisi le sens. Cela permet aussi de sassurer que tous les participants ont bien entendu la question. Maintenez en tout temps le contact visuel avec tout lauditoire. Assurez-vous davoir rpondu adquatement.
    10) Ayez lair intress et par-dessous tout : soyez sincre ! C) Aprs la prsentation Notez les commentaires qui vous sont faits. Faites preuve douverture desprit et comparez- les avec vos propres impressions. Votre prochaine prsentation nen sera que meilleure et surtout noubliez pas : cest en forgeant quon devient forgeron. Bonne chance
    Prendre la parole en public, c'est une source d'angoisse pour nombre d'entre nous, et cela qu'on soit au collge, au lyce, l'universit ou en entreprise. Peur de se sentir jug, peur du ridicule, peur de se dvoiler tout simplement et cela mme (ou surtout) devant les copains de classe. Cependant, n'oublions pas que les examens oraux seront dans quelques annes ou quelques mois, non seulement un passage obligatoire, mais une source de rattrapage de points non ngligeable. L'expos c'est donc une chance de briller et aussi un entranement super.


    et pour voir les conseils pour la ralisation de votre expos, allez sur https://www.comment-faire-un-expose.com
    De nombreuses images diponibles sur google images https://www.google.fr/imghp
    et de nombreuses vidos sur tous les sujets sur youtube pour completer votre expos. Aprs vous saurez comment faire un expos.
Vous pouvez consulter aussi les vidos suivantes:
www.youtube.com/watch?v=FF0Gbd8-XE4
www.youtube.com/watch?v=J5X1kBYXIFk
Bon courage!








2014-07-23, 12:37   : 18
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       2014    











Bnjr ma soeur soleil !!!
je vous remercie pour ce coin
merciiii bcp c'est un exellent travail
pour mieux aider les bacheliers : voil le lien
ici

Qu'Allah vous garde parmi ses meilleurs
et Ramadan Karim
mes salutations ..








2014-07-24, 11:58   : 19
soleild'Algrie
 
  











Merci frre jalil, je vous attend dans notre coin des tudiants de 3me anne.









2014-07-24, 12:56   : 20
soleild'Algrie
 
  











2/ La communication(dfinition,facteurs et fonctions):
La communication est l'action de communiquer, d'tablir une relation avec autrui, de transmettre quelque chose quelqu'un. Elle peut aussi dsigner l'ensemble des moyens et techniques permettant la diffusion d'un message auprs d'une audience plus ou moins vaste et htrogne ou l'action pour quelqu'un ou une organisation d'informer et de promouvoir son activit auprs d'autrui, d'entretenir son image, par tout procd mdiatique.
Elle concerne aussi bien l'tre humain (communication interpersonnelle, groupale), l'animal, la plante (communication intra- ou inter- espces) ou la machine (tlcommunications, nouvelles technologies), ainsi que leurs hybrides : homme-animal; hommes-technologies C'est en fait, une science partage par plusieurs disciplines qui ne rpond pas une dfinition unique. Comme le constate Daniel Bougnoux Nulle part ni pour personne n'existe LA communication. Ce terme recouvre trop de pratiques, ncessairement disparates, indfiniment ouvertes et non dnombrables1.
Et si tout le monde s'accorde pour la dfinir minima comme un processus, les points de vue divergent lorsqu'il s'agit de la qualifier.

  1. Les Sciences de l'information et de la communication , proposent une approche de la communication centre sur la transmission d'informations. Dans ce cadre, la communication tudie aussi bien l'interaction homme-machine que les processus psychiques de transmission de connaissances (avec l'appui des sciences cognitives).
  2. La psychologie sociale s'intresse essentiellement la communication interpersonnelle (duelle, triadique ou groupale). La communication -vue comme un systme complexe- concerne tout ce qui se passe lorsque des individus entrent en interaction . Les processus cognitifs, affectifs et inconscients sont pris en compte. Dans cette optique, les informations transmises sont toujours multiples, que la transmission d'informations n'est qu'une partie du processus de communication et que diffrents niveaux de sens circulent simultanment.
  3. La psychanalyse traite de la communication intra-psychique.

La Communication inter-personnelle



Cette forme de communication n'a t formalise qu'aux cours des deux derniers sicles.
La communication interpersonnelle est fonde sur l'change de personne personne, chacune tant tour de rle l'metteur et/ou le rcepteur dans une relation de face face : la rtroaction est cense tre facilite sinon quasi-systmatique.
On dit parfois que la communication est holistique , c'est--dire qu'elle fait intervenir le tout de l'homme (communication verbale et non verbale), ainsi que l'environnement (possibilit d'interfrences environnementales dans la communication).

Pour l'cole de Palo Alto, la communication est fondamentale et essentielle pour l'homme : on ne peut pas ne pas communiquer . Que l'on se taise ou que l'on parle, tout est communication. Nos gestes, notre posture, nos mimiques, notre faon d'tre, notre faon de dire, notre faon de ne pas dire, toutes ces choses parlent notre rcepteur.
La communication est aussi une forme de manipulation. Quand bien mme notre intention premire voire dlibre n'est pas de manipuler, nous communiquons souvent dans l'intention d'influencer ou de modifier l'environnement ou le comportement d'autrui.

La Communication de groupe

La communication de groupe part de plus d'un metteur s'adressant une catgorie d'individus bien dfinis, par un message (communication) cibl sur leur comprhension et leur culture propre.
C'est celle qui est apparue avec les formes modernes de culture, souvent axes sur la culture de masse (socit de consommation), dont la publicit cible est la plus rcente et la plus manifeste.
Les effets de la communication de groupe se situent entre ceux de la communication interpersonnelle et ceux de la communication de masse.
La communication de groupe est aussi complexe et multiple car elle est lie la taille du groupe, la fonction du groupe et la personnalit des membres qui le compose.
On peut galement intgrer cette notion dans la communication interne une entit. Les groupes peuvent alors tre des catgories de personnels, des individus au sein d'un mme service, etc.
On peut aussi intgrer cette notion une communication externe cible vers certains partenaires ou parties prenantes de l'entit.
La Communication de masse

Dans la communication de masse, un metteur (communication) (ou un ensemble d'metteurs lis entre eux) s'adresse un ensemble de rcepteur (communication) disponibles plus ou moins bien cibls. L, la comprhension est considre comme la moins bonne, car le bruit est fort, mais les rcepteurs bien plus nombreux. Elle dispose rarement d'une rtroaction, ou alors trs lente (on a vu des campagnes juges agaantes par des consommateurs, couches pour bb par exemple, conduire des baisses de ventes du produit vant).
Ce type de communication merge avec :
  • la massification des socits : production, consommation, distribution dites de masse ,
  • la hausse du pouvoir d'achat,
  • la gnralisation de la vente en libre-service,
  • l'intrusion entre le producteur et le consommateur de professionnels et d'enseignes de distribution,
  • les mdias de masse ou MassMedia dont la radio et la tlvision. L'absence de rponse possible en fait un outil idal de la Propagande, ce que souligne plusieurs reprises Georges Bernanos.
Aujourd'hui, les NTIC et en particulier Internet abaissent un niveau sans prcdent le cot de communication et au surplus rendent la rtroaction possible.
En France, l'État lie significativement Culture et Communication en les confiant un mme ministre.
Psychologie des foules (1895) du psychopathologue Gustave Le Bon est un ouvrage considr comme fondateur de la notion de masse , bien qu'il soit contestable sur son contenu et son objectivit. La persuasion clandestine , ouvrage de Vance Packard, montre ce sujet que la science de la manipulation tait dj bien avance en 1957. Retour au meilleur des mondes d'Aldous Huxley va dans le mme sens.
La distinction entre l'information et la communication

Pour le chercheur Dominique Wolton, spcialiste de la communication3, la croissance de l'information et sa multiplication, comme l'htrognit des rcepteurs rendent finalement visible cette dissociation entre information et communication . Pendant des sicles la raret de l'information, et la difficult de sa transmission taient telles que l'on croyait de bonne foi que l'information crait de la communication , explique-t-il. Inversement, dans un message reliant deux tres humains, l'information n'est qu'une toute petite partie de la communication, d'o la frquence des malentendus4, selon Irne Lautier, directrice de la Facult des sciences du sport de l'universit Lille II.
Finalement, malgr son dveloppement, "non seulement la communication ne rapproche pas forcment des points de vue, mais elle peut mme amplifier l'incommunication", observe Dominique Wolton, selon qui le mot "information" fut "d'abord li une revendication politique : la libert d'information comme condition de la dmocratie et le complment de la libert de conscience" puis "le symbole de la presse" et du "droit de savoir ce qu'il se passe", avant d'tre repris dans l'informatique, pour parler de "systme d'information"5 d'une entreprise. Le dveloppement d'Internet a encore modifi la donne, avec l'explosion des communications sous forme de blogs et de mailing, o la part d'information vrifie et codifie fut ds le dpart trs modeste et beaucoup plus faible que dans les "systmes d'information" des entreprises.
Cette masse croissance de communication a suscit une demande de journalisme plus indpendant, capable de la trier, recouper, hirarchiser, pour transformer de simples metteurs de message en sources d'information, en allant jusqu' assurer la protection de l'anonymat quand c'est ncessaire, afin de rtablir une relative hirarchie entre les diffrents metteurs de message, base plus sur la comptence et la fiabilit que sur la puissance et la motivation. La protection des sources d'information des journalistes permet par ailleurs de vrifier auprs des institutions et entreprises que la communication affiche l'extrieur par le porte-parole officiel correspond bien la ralit vcue l'intrieur.
La distinction entre communication verbale et communication non verbale

Une communication verbale est faite de signes linguistiques.
Ces signes confrent un corpus appel langue, ou plus gnralement langage, mais les linguistes viennent distinguer langue et langage.
L'criture, la langue des signes, la voix sont des mdias, des moyens de communiquer. L'art de conceptualiser ce message dans un langage afin de minimiser les interfrences est appel la rhtorique. Aristote et Cicron taient des thoriciens de rhtorique, qui devint l'un des sept arts libraux dans le haut Moyen Âge.

Est dite non verbale une communication base sur la comprhension implicite de signes non exprims par un langage : l'art, la musique, la kinesthsie, les couleurs, voire les vtements ou les odeurs. Ces signes, leur assemblage et leur comprhension ou leur interprtation sont dans leur grande majorit dpendants de la culture. La communication non verbale peut ainsi tre ambigu (Adler, 2013). Par exemple, un clin d'oeil peut tre interprt diffremment d'un individu l'autre. Pour certains, il pourra s'agir d'un signe de remerciement, alors que pour d'autres, il pourra s'agir d'un manque d'assurance.
Mais on dfinit en premier lieu la communication non verbale travers le corps, la posture, les gestes ou encore les diffrentes expressions du visage.
Cette distinction verbale / non verbale n'est pas toujours aise faire.
Le mot verbal peut galement tre compris comme exprim de vive voix (Petit Larousse). On parlera alors de communication orale, par opposition la communication crite. Mais la communication n'est pas qu'orale. Elle est aussi non verbale (voir plus bas).
La communication passe donc aussi par le corps. Ainsi elle sera non verbale ou plutt non verbalise. La communication non verbale peut tre para-verbale, c'est--dire qui accompagne la vocalisation. Ainsi lorsque le locuteur explique qu'il faut aller droite et qu'il bouge sa main dans cette direction, c'est un cas de communication para verbale. Croiser les bras dans un signe de protection est aussi une communication non verbale. Mais ici ce sera pour dire que : je me retranche derrire mes ides laissez-moi tranquille . Mimiques et posture font partie de la communication.
Des gestes risquent de faire passer un message comme plus fort, plus prononc que ce que l'on dit. Le ton d'un message est aussi une forme de non-verbal. C'est cette base, le non-verbal, qui dfinit par exemple ce qu'on appelle le jeu d'un acteur, au thtre.
Modle de la communication de Jacobson
Roman Jacobson est un linguiste et un thoricien de la communication qui a conu un modle qui permet de rflchir sur la communication et qui permet de comprendre les nombreux facteurs intervenant dans chaque situation de communication.

Le destinateur : celui qui envoie le message.
Le destinataire : celui qui le reoit.
Le contexte : c'est l'ensemble des conditions sociales.
Le message : c'est le discours, le texte, ce qu'il faut faire passer, lorsqu'il y a un message, cela suppose un codage et un dcodage, d'o la prsence du code.
Le contact : c'est la liaison physique et psychologique entre le destinateur et le destinataire.
Le code : la langue franaise (par exemple).

L'intrt de ce schma de la communication rside dans la conceptualisation des fonctions du langage. Jacobson fait correspondre chaque facteur de la communication une fonction du langage. Au six facteurs, correspondent six fonctions.


Les fonctions du langage


La fonction expressive
: elle est centre sur le sujet qui parle : sentiments, motions, mimiques, etc.
La fonction conative : cette fonction permet au destinateur d'agir sur le destinataire (inciter couter, agir, mouvoir).
La fonction phatique : cette fonction est relative au contact. Elle permet de provoquer et de maintenir le contact.
La fonction mtalinguistique : cette fonction s'exerce lorsque l'change porte sur le code lui-mme et que les partenaires vrifient qu'ils utilisent bien le mme code. Cette fonction consiste donc utiliser un langage pour expliquer un autre langage.
La fonction rfrentielle : cette fonction permet de dnoter le monde qui nous entoure, c'est le rfrent, c'est--dire de quoi il s'agit.
La fonction potique : elle ne se limite pas la posie seulement, car tout message est expressif. Cette fonction se rapporte la forme du message dans la mesure o elle a une valeur expressive propre.

Sources:
https://www.internet.uqam.ca/web/t7672/schema.htm
Wikipdia: la communication.




















2014-07-24, 12:57   : 21
* *
 
       2014    











oui je suis l









2014-07-24, 13:06   : 22
soleild'Algrie
 
  











A bientt les tudiants avec un autre cours inchallah.









2014-07-24, 13:12   : 23
soleild'Algrie
 
  











Aah jalil tu es l! Donc qu'est-ce que tu veux faire maintenant?









2014-07-31, 15:25   : 24
meriemn19
 
  meriemn19
 

 

 

bravo bravo ma chre, je te flicite d'avoir le courage de partager ces cours prcieux, j'espre que nos chers nouveaux tudiants puissent connaitre leur valeur, trs bonne continuation..









2014-07-31 18:44.
2014-08-03, 08:59   : 25
 
 

 

 

merci pour ce coin l
je t'encourage ... je suis avec toi
bonne chance aux nouveaux bacheliers









2014-08-09, 15:00   : 26
mina paradix
 









2014-08-20, 12:20   : 27
fatiben
 
B3









2015-06-29, 13:16   : 28
soleild'Algrie
 
  










New1 cours de mophosyntaxe

3/ Morphosyntaxe:
a/ Dfinition:
La morphosyntaxe concerne lensemble des structures qui permettent de construire
grammaticalement un nonc. Elle porte aussi bien sur les formes des mots, flexions
rgulires et irrgulires, variantes irrgulires de certains noms et verbes, lagencement des
marques syntaxiques autour du nom (dterminants, etc.), du verbe (pronoms, etc.), de
ladjectif, de ladverbe, et enfin de lorganisation des mots et groupes de mots dans un nonc
ou une phrase.
Dans la langue franaise, tous les niveaux dorganisation langagire sont touchs de manire
importante par la morphosyntaxe. On distinguera quatre niveaux de morphosyntaxe : lexical
(racine des mots), flexionnel (terminaison des mots), contextuel (marqueurs syntaxiques ayant
un caractre obligatoire et dont lemplacement est strictement dtermin) et positionnel
(organisation des mots ou groupes de mots prsentant une certaine flexibilit).
La morphosyntaxe est dfinie dans le Petit Robert comme ltude des formes et des rgles
de combinaison rgissant la formation des noncs .
Pour faciliter la dfinition:
morphosyntaxe= "morpho" qui signifie l'tude des formes des mots +"syntaxe" signifiant l'tude des rgles grammaticales qui rgissent la langue.
b/ Le mot:
Selon le dictionnaire Larousse:Élment de la langue compos d'un ou de plusieurs phonmes, susceptible d'une transcription crite individualise et participant au fonctionnement syntacticosmantique d'un nonc.
C/Le morphme:
le signe minimal, constitu d'un signifiant et d'un signifi.

On peut distinguer les morphmes grammaticaux (appels parfois grammmes) et les morphmes lexicaux (= lexmes). Le linguiste franais Andr Martinet utilise le terme de monme au sens o est employ ici le terme de morphme) et distingue, parmi les monmes, les morphmes grammaticaux et les lexmes.

Pour Martinet (1967 : 114), le mot est "un syntagme autonome form de morphmes non sparables". "Il serait vain de chercher dfinir plus prcisment cette notion de mot en linguistique gnrale. On peut le tenter dans le cadre d'un langage particulier." Pour la linguistique structurale ( la diffrence d'autres conceptions plus anciennes et... plus rcentes), dont Martinet a t l'un des principaux reprsentants au XXe sicle, le mot n'est pas une unit de base de l'analyse linguistique. L'unit de base est le morphme.

Il existe deux grandes catgories de morphmes : les morphmes lexicaux (ou lexmes) et les morphmes grammaticaux. Dans la terminologie de la linguistique fonctionnelle d'Andr Martinet, ces deux catgories sont regroupes sous le nom de monme, et le terme de morphme est rserv aux seuls morphmes grammaticaux.

Les morphmes grammaticaux sont en nombre limit, ils appartiennent une classe ferme, tels que tu , , et , etc. Il s'agit de pronoms, prpositions, conjonctions, dterminants, affixes Soit des listes de mots qui ne varient pratiquement jamais.

Les morphmes lexicaux appartiennent une classe ouverte, tels que lave , vite , lune , etc. Il s'agit de noms, adjectifs, verbes ou adverbes. On y ajoute des mots rcents (ex: c'est mga bien).
Morphmes lis ou libres:

On peut dire d'un morphme qu'il est :

li s'il ne se manifeste pas comme lemme et n'existe jamais l'tat libre, mais est toujours rattach un autre morphme appel base : comme -ons dans ouvr-ons ou re- dans re-faire ;
libre s'il peut constituer un mot : le ou beau sont libres.

Morphmes drivationnels et flexionnels

Parmi les morphmes lis, on distingue traditionnellement deux classes : les morphmes drivationnels et les morphmes flexionnels.
Morphmes drivationnels

Les morphmes drivationnels, ou affixes, servent la cration de nouveaux mots lexicaux par drivation.

On distingue deux types principaux de morphmes drivationnels selon deux critres : la place qu'ils occupent par rapport la base lexicale sur laquelle ils se greffent et leur effet sur la catgorie de la base.

Les prfixes sont des affixes qui sont antposs la base, tel que d dans dfaire et re dans refaire . Les prfixes ne provoquent jamais de changement de catgorie grammaticale de la base.
Les suffixes sont des affixes qui sont postposs la base, tel que ment dans agrablement et able dans mangeable . Les suffixes peuvent entrainer un changement de catgorie grammaticale de la base.

La drivation peut s'oprer la fois par une prfixation et une suffixation, et l'on parle alors de drivation parasynthtique.

Les circonfixes sont des affixes qui sont en deux morceaux, un au dbut du mot et un autre la fin.
Morphmes flexionnels

Les morphmes flexionnels, ou flexions, indiquent la relation que la base laquelle ils s'ajoutent entretient avec les autres units de l'nonc.

On distingue deux types principaux de flexions selon la catgorie de la base :

les flexions qui concernent les bases nominales, adjectivales et pronominales. Elles sont de trois sortes en franais : le genre, le nombre et les cas.
les flexions verbales qui correspondent la conjugaison des verbes. Elles ont pour fonction de marquer la personne, le nombre, le temps, le mode et la voix.

Un morphme flexionnel ne modifie jamais la catgorie de la base laquelle il s'adjoint, contrairement aux morphmes drivationnels.
Allomorphes

Les morphmes qui sont des variations contextuelles et sont donc en distribution complmentaire sont des allomorphes.

Par exemple, al- (dans "allons"), v- (dans "vais"), i- (dans "iras") sont 3 allomorphes du verbe "aller" De mme, pour les terminaisons "mes", "mes" et "mes" du pass simple. Ces morphmes grammaticaux sont 3 allomorphes, 3 signifiants ayant pour signifi le pass simple.

Les amalgames: sont les articles combins:
Exemple: au=+le;du=de+le...
c/Les parties du discours:

LE NOM COMMUN


1) Morphologie

Le nom est un mot qui est porteur d'un genre (le genre est fixe) et variable en nombre.

Certains considrent qu'il est parfois variable en genre : ainsi, le nom enfant peut tre masculin ou fminin, comme concierge ou lve ; on dit alors qu'il est picne. On trouve aussi : un comdien, une comdienne, et un certain nombre de mots de ce genre, surtout dans les noms de mtiers, ou les animaux : un chat, une chatte.

Pourtant, c'est sans doute abusif de parler de variabilit du nom, car par principe, ces noms dsignent des tres ; si on change de genre, on change d'tre : un homme ne devient pas une femme ! Sinon, autant dire que homme est variable en genre, et que son fminin est femme ; de mme pour talon et jument, taureau et vache, etc. Il vaut mieux considrer que l'on a affaire des mots de la mme famille, quand c'est le cas, dsignant le mle et la femelle de l'espce, ou du mtier. Les noms picnes sont utilisables dans les deux genres, ce qui n'est pas une variabilit.

De rares noms possdent les deux genres, avec rigoureusement le mme sens : un ou une aprs-midi ; orgue et amour sont masculins au singulier, fminin au pluriel : un orgue / les grandes orgues ; un amour / nos anciennes amours ; un adjectif est fminin devant gens, mais masculin derrire lui : de bonnes gens / des gens intressants. Il s'agit l d'usages archaques, figs par l'habitude, et qui peuvent disparatre. Le fminin peut apparatre comme plus joli, plus potique. De toute faon, sauf distinction biologique, le genre des noms est arbitraire.

D'autre part, certains noms, qui dsignent des tres uniques, ne connaissent pas le pluriel, sauf emploi mtaphorique ou tendu : la lune, le soleil / les lunes de Jupiter, des millions de soleils. Ils sont la limite des noms propres, et en astronomie, ce sont des noms propres.

Certains noms sont toujours au pluriel : des murs, des pousailles, des funrailles. Les cieux est synonyme de le ciel. Il s'agit l encore de pluriels archaques ou potiques.

2) Contexte

Le nom, dans une phrase, est en principe toujours prcd d'un dterminant (sauf dans certaines fonctions) qui lui permet de constituer un syntagme nominal et de s'intgrer dans une phrase. Un dterminant transforme mme n'importe quel lment en nom commun : peser le pour et le contre / un petit rien / un tiens vaut mieux qu'un tu l'auras / deux r / le dessus du meuble...

Le nom est facultativement accompagn d'un adjectif pithte, suivi d'un complment du nom ou d'une subordonne relative (dont il est l'antcdent), ces lments tant en nombre non limit, et constituant l'expansion du nom.

3) Syntaxe

Un nom est apte tre le noyau d'un syntagme nominal qui pourra assurer la quasi totalit des fonctions existantes : sujet, attribut, complment, apposition... Le nom assume en priorit les fonctions qui lui sont propres, les fonctions nominales (sujet, complment d'agent, complment d'objet, complment du nom ou de l'adjectif), mais est apte a assumer les fonctions des autres catgories, les fonctions adjectivales et adverbiales, moyennant un affaiblissement de son sens ou de son rle, particulirement dans les fonctions adjectivales.

Ce n'est pas le nom seul qui assure ces fonctions, mais le syntagme : un sujet ou un COD ont besoin d'un dterminant : *Pre a achet voiture. / Mon (ton, son, leur) pre a achet une voiture. Dans les proverbes, on trouve un style archaque sans dterminants : pierre qui roule n'amasse pas mousse.

Certaines fonctions se passent de dterminant : l'attribut et l'apposition, qui sont des fonctions adjectivales ; le complment du nom, quand le dterminant serait indfini ou partitif.

Le cas des noms pithtes se discute, pour certains noms accols d'autres sans dterminant, et servant qualifier : un bnfice record. Le nom pithte semble transform presque entirement en adjectif.

4) Smantique

Le nom dsigne tout ce qui possde, rellement ou par abstraction (il est concret ou abstrait), une existence distincte (il est. variable en nombre). Cet lment est reproductible, c'est--dire non unique. On peut rajouter qu'il possde une dfinition.

On peut dtailler l'tude smantique du nom par des sous-catgories smantiques : concret / abstrait ; anim (vivant) / non anim (/ humain / divin) ; noms individuels / collectifs (foule, orchestre, rgiment). Cela sera utile pour l'tude des rapports entre la smantique et la syntaxe (pou les fonctions essentielles).

LE NOM PROPRE

Il est plac tort dans la mme catgorie que le nom. En fait, il se comporte comme un syntagme complet, comme le pronom, mais pour d'autres raisons : le nom propre possde une rfrence absolue, alors que le pronom possde, si l'on peut dire, une rfrence par procuration.

1) Morphologie

Il est en principe porteur d'un genre et d'un nombre.

Les noms de villes ont un genre indtermin : Paris est beau / Paris est belle

Quelques exceptions qui se discutent, en gographie : les Indes, les Amriques. S'agit-il du mme sens ? D'un pluriel archaque (potique) ? (l'Inde, les Indes) Dit-on une Amrique ? Le singulier et le pluriel fonctionnent-ils de la mme faon ? On s'aperoit que les Indes dsigne d'anciennes colonies, et non un pluriel de l'Inde.

Certains, correspondant une confdration ou un ensemble d'les, sont toujours au pluriel : les Etats-Unis, les Nouvelles Hbrides.

A l'crit, les noms propres se remarquent la majuscule initiale.

2) Contexte

La plupart ne sont jamais prcds d'un dterminant ; sinon, c'est qu'on les utilise comme noms communs (par antonomase) : Machin est une sorte de petit Napolon dans son genre.

En gographie, certains noms sont toujours prcds d'un dterminant : les pays, les cours d'eau (la France, la Seine). C'est un article dfini, rien d'autre. On peut dire qu'il est intgr au nom propre. Toute autre utilisation relve de la conversion, de l'antonomase : ma France.

Le nom propre est rarement accompagn d'une pithte ; il perd alors gnralement son article : douce France / chre France (nombre limit d'adjectifs possibles). C'est encore plus difficile, voire incorrect, pour une relative pithte : *La France qui se trouve en Europe est un beau pays (y en a-t-il une autre ailleurs ?). Pour l'attribut et l'apposition, il n'y a pas de restriction, mais ces lments ne sont pas intgrs au groupe nominal : La France est un beau pays / La France, ce beau pays,...

Remarque : le fait qu'il y ait conversion, antonomase, montre que le nom commun et le nom propre n'appartiennent pas la mme catgorie.

3) Syntaxe

Le nom propre peut assurer globalement les mmes fonctions que le nom commun, ou plutt que le syntagme nominal.

Certaines fonctions sont difficilement possibles, ou en tout cas cela se discute beaucoup : ce sont celles qui sont adjectivales, comme l'attribut, et plus encore l'pithte, car le nom propre ne peut servir qualifier, caractriser quelque chose, moins d'un changement de nature (procd de style). Le nom propre attribut ou appos sert exclusivement prciser l'identit.

La capitale de la France est Paris : quel est le sujet ? quel est l'attribut ?

Paris l'est. / *La capitale de la France l'est. (c'est l'attribut qui est remplac par un pronom)

Dans un exemple comme Mon beau pays de France, on dit parfois que le nom propre est appos au nom commun, cela dpend de la dfinition que l'on donne l'apposition ; si on rflchit, on s'aperoit que la qualification se trouve non dans France, mais dans beau pays : cette dernire expression, malgr sa place, peut donc tre analyse comme pithte du nom propre (de mme : un drle de bonhomme).

4) Smantique

Un nom propre dsigne un tre unique, et il le dsigne par convention (on aurait pu l'appeler, le baptiser autrement, c'est une question de dcision collective ou individuelle).

On peut dire qu'il est complet par lui-mme : il n'a pas besoin d'un complment du nom pour tre prcis. C'est pourquoi il se passe si souvent d'lments annexes.

Le nom propre ne possde pas de dfinition (on ne peut pas trouver dans le dictionnaire : un Napolon, c'est un...).

L'ADJECTIF QUALIFICATIF

1) Morphologie

C'est un mot qui varie en genre et en nombre, genre et nombre qu'il reoit, par le phnomne de l'accord, du nom auquel il se rapporte.

Les adjectifs dont la marque du genre n'est pas visible sont appels picnes : ce sont ceux qui se terminent naturellement par un e : facile, possible... Certains, d'autre part, ne portent pas la marque du nombre parce que, comme certains noms, ils se terminent par un s ou un x : gros, vieux...

Certains adjectifs sont invariables parce qu'ils ont t l'objet d'une drivation impropre : leur nature originelle tait diffrente : marron, chocolat....

2) Contexte

L'adjectif se joint un nom, parfois devant lui, souvent derrire lui, le plus souvent tout prs de lui (sauf pour l'attribut : le verbe s'intercale entre le sujet et l'adjectif). On dit traditionnellement qu'il se rapporte un nom, ou l'un de ses substituts. N'importe quel lment utilis en situation d'adjectif se transforme en adjectif, souvent invariable. Il faut pourtant reconnatre que les possibilits de drivation impropre sont plus limites que pour le nom.

La majorit des adjectifs sont susceptibles d'tre modifis par un adverbe et de porter les marques du degr : comparatif ou superlatif. Exceptions : ceux qui dterminent fortement le nom, la manire d'un complment du nom : le voyage prsidentiel (= le voyage du prsident) ; une dignit sacerdotale ; une encyclique papale... Il n'y a pas de voyage plus prsidentiel qu'un autre !

Les adjectifs bon, mauvais, petit possdent des comparatifs synthtiques : meilleur, pire, moindre.

Les adjectifs peuvent tre coordonns d'autres lments qui jouent le mme rle qu'eux : un complment du nom, une subordonne relative.

Certains adjectifs peuvent tre suivis d'une expansion, d'un complment de l'adjectif : il est fier de son succs.

3) Syntaxe

Un adjectif n'a que trois fonctions possibles : un adjectif est apte servir d'pithte, d'apposition ou d'attribut un nom (ou un de ses substituts).

Rappels : l'pithte est juste ct du nom, dans son syntagme ; l'apposition est ct, mais dtache ; l'attribut est reli au nom par un verbe (souvent d'tat, pas seulement), et fait partie du syntagme verbal.

4) Smantique

L'adjectif sert caractriser, dcrire un lment de la ralit reprsent par le nom, apporter un renseignement concret ou abstrait ; on dit traditionnellement : qualifier ; on dit aussi qu'il exprime une manire d'tre : cette expression risque d'entraner une confusion avec le complment de manire, qui concerne l'adverbe.

Exemples d'lments utiliss comme adjectifs :

1) Jeanne dArc : nom propre, normalement :

Elle fait trs Jeanne dArc : l'expression, qui reste invariable (nature d'origine oblige) est utilise comme attribut du sujet (faire = avoir l'air, paratre) ; elle est modifie, renforce par un adverbe de degr ; elle sert caractriser le sujet, sans exprimer une identit avec lui : c'est une utilisation d'un nom propre comme adjectif.

2) schtroumpf : mot passe-partout, ayant toutes les natures qu'on veut, merci Peyo :

Il est trs schtroumpf. (attribut + degr)

Le plus schtroumpf des deux n'est pas celui qu'on pense. (superlatif)

LE VERBE

1) Morphologie

C'est un mot qui se conjugue (cas extrme et unique de variabilit) : en mode, temps, voix, personne, nombre ; voire en genre au participe (pass surtout : en particulier derrire l'auxiliaire tre). Le verbe tient les dsinences de personne, nombre et genre de son sujet, avec lequel il s'accorde.

Par exemple : (avant qu'elle) et t change est au subjonctif plus-que-parfait passif, 3me personne su singulier, fminin.

2) Contexte et Syntaxe

(il est artificiel de sparer les deux pour le verbe)

Le verbe est le pivot de la phrase, prcd de son sujet, suivi des autres fonctions essentielles, ventuellement accompagn de complments circonstanciels.

Le verbe est le noyau du syntagme verbal : quand le verbe se ralise dans une phrase, il est le plus souvent suivi de complments essentiels (CO), ou d'un attribut. Il peut tre aussi accompagn de complments facultatifs (circonstanciels, adverbes) qui ne font pas partie du syntagme verbal ; le syntagme verbal peut aussi se rduire au verbe seul.

Le syntagme verbal est l'un des deux lments essentiels de la phrase, le premier tant le sujet, du moins dans la phrase normalement construite. Sujet et syntagme verbal entretiennent entre eux des relations de ncessit et de rciprocit : il n'y a pas de sujet sans verbe, ni de verbe sans sujet ; c'est la base de la phrase.

Les fonctions primaires dpendent du verbe, quand celui-ci se ralise dans une phrase. Dans d'autres cas, le verbe, l'infinitif et au participe, est considr comme nominalis ou adjectiv : il peut tre sujet, COD / pithte... ; mais il conserve la capacit d'tre suivi d'un complment verbal : infinitif + COD / participe pass + complment d'agent.

3) Smantique

On dit traditionnellement que le verbe exprime une action, faite ou subie, ou un tat. Ce n'est pas suffisamment significatif, ni dterminant, et ce genre de dfinition manque d'unit.

Le verbe exprime ce qu'on appelle un procs : c'est--dire quelque chose qui se droule ou se situe dans le temps (cf. processus). Par comparaison, le nom est statique. Si le nom tait une photographie, le verbe serait un film. Le verbe a, dit-on, une capacit exprimer le temps mille fois (?) suprieure celle du nom. Tous les verbes ont cette capacit.

Selon un autre point de vue, qui reste li la syntaxe, le verbe est l'lment essentiel du prdicat : une phrase est constitue de quelque chose dont on parle, qui est le sujet, et de ce qu'on en dit, le commentaire qu'on en fait, qui est en principe centr sur le verbe, et qu'on appelle donc prdicat. Il y a aussi des phrases non verbales o le prdicat ne contient pas de verbe, parce que c'est un verbe faible qui est sous-entendu :

Un gnie, cet Einstein ! (tre)

Sur les toits, une fort d'antennes de tlvision. (il y a)

On peut complter l'tude smantique du verbe en rflchissant sur les notions traditionnelles d'action, tat, existence... On aboutit des classements smantiques utiles pour l'tude des fonctions.

On peut dtailler l'tude en envisageant ses diffrentes constructions, ce qui relve de la syntaxe, mais entrane des aspects smantiques : verbes transitifs, intransitifs, attributifs ; verbes impersonnels ; auxiliaires, et semi-auxiliaires, verbes qui fonctionnent pratiquement comme tels, et servent introduire un infinitif, comme devoir, vouloir, pouvoir, et plus encore aller (futur proche) et venir de (pass rcent), etc.

L'ADVERBE

1) Morphologie

C'est un mot invariable.

Certaines exceptions s'expliquent par un usage archaque : en ancien franais, l'adverbe et l'adjectif taient un peu confondus, et on accordait parfois l'adverbe. Ex : des fleurs fraches closes ; elles sont toutes joyeuses (adverbe qui s'accorde pour des raisons euphoniques devant un adjectif fminin commenant par une consonne) ; des portes grandes ouvertes.

Certains adverbes sont en corrlation : ne... que / ne... pas (restriction / les ngations).

2) Contexte

On distingue l'adverbe de mot et l'adverbe de phrase.

Le premier se joint un autre mot, avec une place fixe, le plus souvent devant lui (sauf pour le verbe) : il se joint surtout un verbe, un adjectif, un autre adverbe : il parle bien / trs beau / trs lentement ; mais aussi quelquefois des mots de liaison, comme une prposition, une conjonction de subordination : bien avant la nuit / bien avant que la nuit tombe ; certains adverbes s'ajoutent une conjonction de coordination, toujours derrire elle : et ensuite / ou alors / mais encore ; un introducteur : voici dj la nuit ; un mot phrase : oui certes / merci bien ; on peut pratiquement dire qu'il se joint n'importe quelle autre partie du discours, sauf en principe au nom, mais on trouve au moins un adverbe qui peut prcder le syntagme nominal dans certaines fonctions, le sujet particulirement : mme mon frre, mme Paul tait absent.

L'adverbe peut tre aussi, et c'est frquent, adverbe de phrase. Quand on dit qu'il se joint un verbe ou un introducteur de sens verbal, c'est plutt la phrase entire qu'il s'ajoute la plupart du temps, et d'autant plus nettement qu'il est mobile, ce qui est la caractristique d'un complment de phrase. Une exception est pourtant relever : la ngation est un adverbe de phrase, mais n'est pas mobile, sans doute en raison de sa forme corrlative qui la place de part et d'autre du verbe : Il ne rit jamais.

Certains adverbes peuvent, ou doivent tre suivis d'une expansion, d'un complment de l'adverbe : Conformment notre dcision,... Paralllement cette action...

Certains adverbes jouent un rle de coordonnants, particulirement dans l'articulation logique : pourtant, nanmoins, en outre... Ils restent adverbes dans la mesure o ils n'ont pas une place fixe.

3) Syntaxe

En principe, l'adverbe n'assume pas une fonction essentielle. Il est supprimable. Il assume une fonction de type profondment smantique, telle une fonction circonstancielle pour un adverbe de phrase. On ne peut pas dfinir prcisment de fonction (catalogue) pour un adverbe de mot.

Certains adverbes sont pourtant difficilement supprimables, sous peine de modification importante du message ; ceux qui sont intgrs smantiquement au groupe verbal ne le sont pas du tout : vouloir bien (= accepter). Il y a en effet des fonctions adverbiales essentielles : dans Il chante faux, l'adverbe ne parat pas vraiment supprimable ; certes Il chante est correct, mais le prdicat comporte plus l'ide de la fausset que l'ide du chant.

4) Smantique

Les aspects smantiques de l'adverbe sont multiples. L'adverbe a surtout pour rle de modifier smantiquement un autre lment.

On trouve pour les adverbes de phrases les circonstances de base comme le temps (hier, aujourd'hui, demain, tout l'heure...), le lieu (ici, l, et l ...), la manire (vite, doucement...), l'opposition (pourtant, cependant, nanmoins)... Certaines circonstances ne sont pas adverbialisables parce qu'elles correspondent une ralit ou un fait prcis, exprim sous forme phrastique, ou nominale.

Les adverbes de mots expriment surtout le degr, l'intensit ou la quantit : bien, plus, trs, tout...

LE DÉTERMINANT

1) Morphologie

C'est un mot qui varie en genre et en nombre, et l'adjectif possessif varie aussi en personne. Il tient ces marques morphologiques du nom qu'il dtermine (et, pour la personne, du lien tabli une personne.

Rappelons que certains dterminants ont des formes lides ou contractes : l'eau / le bouquet du (de le) vin ; ou bien sont en deux mots : de l'eau (article partitif).

2) Contexte

Il se joint un nom pour l'introduire dans le discours et lui permettre de se raliser en syntagme dans une phrase. Le dterminant se situe immdiatement gauche du nom, sans pause ; il ne peut en tre spar que par un adjectif pithte.

Un dterminant en exclut un autre : on ne peut trouver deux dterminants, identiques ou diffrents, pour le mme nom : *ce mon cahier.

Exceptions : les quantitatifs, tels certains indfinis : tous les jours / tous mes amis / l'autre jour / un autre jour / mon autre voiture ; on dit que l'indfini tout se trouve en situation de prdterminant ; avec autre, c'est le premier dterminant qui est en situation de prdterminant. Mais pour tout, cet indfini s'utilise toujours avec un autre dterminant, dans ce sens de totalit (sinon, il a le sens de chaque) ; on peut considrer que l'on a affaire une sorte de dterminant compos, ou de locution dterminative. On peut remarquer aussi que certains indfinis ont une tendance se comporter comme des qualificatifs, et sont parfois analyss comme tels : le problme est autre.

Les adjectifs numraux suivent souvent aussi un autre dterminant, sans lequel ils prennent un sens indfini (une quantit prcise, mais d'lments non prciss) ; on comparera : deux enfants / mes deux enfants.

3) Syntaxe

Un dterminant n'a pas de fonction, sinon celle de dterminer, mais il a un rle syntaxique important (c'est ce que signifie dterminer). Il transforme n'importe quel lment en nom, et lui permet donc de constituer un syntagme nominal apte jouer un rle syntaxique dans une phrase, d'y assumer une fonction.

4) Smantique

Le dterminant actualise le nom, c'est--dire lui permet de prendre un sens prcis et d'entrer dans un contexte comprhensible : le nom voiture a un sens, mais qui reste abstrait ; ma voiture / cette voiture : cela signifie quelque chose de prcis et comprhensible.

Dans l'analyse smantique d'un dterminant, on prcisera ensuite le sens de la sous-catgorie.

Sous-catgories :

Elles correspondent globalement celles des pronoms.

articles : dterminant de base, valeur smantique trs faible, comme les pronoms personnels de 3me personne chez les pronoms. On distingue 3 articles : dfini, indfini, partitif : le pain / un pain / du pain. Le nom prcd d'un article dfini correspond un lment prcis, un lment non prcis avec un article indfini, une quantit non dnombrable avec un article partitif. Avec ce dernier, le nom est au singulier ou au pluriel, mais les deux ne sont pas possibles (du pain n'est pas le singulier de des pains, des ptes n'est pas le pluriel de une pte)

adjectifs possessifs : il exprime unrapport une personne (1re, 2me ou 3me, du singulier ou du pluriel) : ma voiture...

adjectifs dmonstratifs : ils permettent dsigner avec prcision, par le geste (de faon dictique) ou la pense (de faon anaphorique, un lment prcdemment cit) : cette voiture...

adjectifs indfinis : gnralement exprimant une notion de quantit vague, non chiffre : tout, chaque, un autre..., plusieurs, quelques... (toujours devant un nom). Attention des termes invariables comme beaucoup de..., tant de..., nombre de..., la plupart des..., quantit de..., etc., qui sont bien des dterminants, classer dans les indfinis, malgr leur origine adverbiale. Ils ont historiquement remplac (au XVIIme sicle) d'authentiques dterminants considrs comme archaques, comme maint ou moult.

adjectifs numraux : quantitatifs indiquant un nombre prcis : un, deux, trois... (cardinaux) ; le premier... (ordinaux).

adjectif interrogatif : il sert poser une question : quel problme voyez-vous ? Comme prcemment, il faut compter combien de...? comme dterminant la fois interrogatif et quantitatif.

adjectif exclamatif : il sert s'exclamer : quel fichu problme ! Comme prcemment, il faut compter que de...! comme dterminant la fois exclamatif et quantitatif.

adjectif relatif : il se situe en tte d'une subordonne relative qu'il introduit, et sert reprendre le nom antcdent ou un synonyme : un suspect, lequel suspect dclara... / sa voiture, lequel vhicule antdiluvien...

LE PRONOM


1) Morphologie

La variabilit du pronom, quand on considre l'ensemble de cette catgorie, est trs importante : genre et nombre (y compris le neutre), mais aussi personne, fonction, voire place, et sens. Cela s'explique en bonne partie par le caractre de remplaant de ce mot. On peut dire que certains pronoms, comme les pronoms personnels, possdent des formes qui correspondent des cas, comme dans les dclinaisons : nominatif, accusatif, datif. Exemples de variabilit :

genre et nombre : celui-l, ceux-l, celles-l (dmonstratifs) ; neutre : ce, ceci, cela, rien, quelque chose, tout... ;

personne : je, tu, eux... (personnels), le mien, le leur... (possessifs) ;

fonction : il / le / lui (pronoms personnels sujet / COD / COI) ; y / en (personnels ou adverbiaux complments introduits par ou de) ; qui / que / quoi (relatifs sujet / COD / COI, ainsi que les interrogatifs que / quoi) ;

place : me / moi / le / lui (personnels ; liaison avec la fonction, mais pas uniquement : on a des formes toniques, disjointes, indpendantes du verbe, et des formes clitiques, atones, conjointes devant le verbe) ;

sens : Qui avez-vous vu ? Que voulait-il ? (interrogatifs exprimant soit des personnes soit des choses) ; il se regarde / ils se regardent (sens rflchi ou rciproque). Les pronoms personnels de 1re et 2me personne rfrent des humains. Dans les indfinis, certains rfrent des humains (personne, qu'elqu'un), d'autres des choses (rien, quelque chose, tout). Evidemment, beaucoup de pronoms ne sont pas ainsi spcialiss.

2) Contexte

Par rapport au nom, dont il faut le distinguer cause de leur usage similaire, le pronom n'est pas prcd d'un dterminant, et n'en a pas besoin.

Certains pronoms contiennent en eux-mmes un dterminant, qui ne joue pas son rle, et qu'on ne peut pas changer : le mien (et non ce mien, etc.) ; les indfinis aussi, qui posent des problmes : un autre, l'autre ; quand on dit cet autre, tous les autres (mais pas mon autre, chaque autre), le pronom se comporte un peu comme un nom.

La plupart des pronoms n'ont pas d'expansion, et ne peuvent pas en avoir. Pourtant, certains peuvent ou doivent tre suivis d'un complment du pronom ou d'une subordonne relative, et quelques uns mme peuvent tre suivis d'un adjectif introduit par de, dlicat analyser, mais qu'on peut valablement considrer comme pithte du pronom. En voici quelques exemples :

celui (le chien) de mes amis... / ceux de mes amis qui sont venus... / celui qui a dit a...
quelques uns de mes amis... / rien de tout cela...
quelque chose d'important... / rien d'important...

3) Syntaxe

Un pronom est apte assurer l'ensemble des fonctions qui sont celles du nom, c'est--dire la totalit des fonctions possibles, sauf celle d'pithte, mais en priorit les fonctions nominales. En fait, il s'agit des fonctions du syntagme nominal (entier), ce qui explique que dans les fonctions adjectivales, l'pithte soit impossible, et que l'attribut ou l'apposition ne servent qu' indiquer ou confirmer l'identit. Les fonctions adverbiales sont galement limites pour le pronom.

Un pronom peut remplacer un syntagme nominal, mais aussi parfois un adjectif, et tre alors attribut (malade, je l'tais / malade que j'tais), parfois un adverbe (l o nous allions), un infinitif (c'est manger qu'il nous faut / partir, c'est mourir un peu), et aussi une proposition, une phrase, un discours entier (je vous l'avais bien dit).

4) Smantique

Le pronom est un reprsentant, au sens large, c'est--dire un substitut du syntagme nominal.

Certains pronoms sont de vritables remplaants, comme le pronom relatif ou le pronom personnel de 3me personne, d'autres ne remplacent pas, ils fonctionnent seuls ; un pronom de cette sorte s'appelle un nominal : tout est dit / rien n'y fait / qui a tlphon ? / qui m'aime me suive !
Quand un pronom remplace, l'lment remplac, son rfrent, est souvent devant lui dans le discours, c'est son antcdent, et le pronom est alors anaphorique ; si cet lment son postcdent ?) est derrire lui, le pronom est cataphorique (Elle est partie, ta femme ?) ; si cet lment n'est pas dans le discours, mais dans le contexte extra-linguistique, le pronom est dictique : celui-l (avec geste) ; les pronoms personnels de 1re et 2me personne sont particuliers, puisque leur rfrent s'identifie par la simple utilisation de ces pronoms. Les pronoms dictiques sont en principe des nominaux (mais on peut argumenter propos du pronom dmonstratif).

Sous-catgories :

personnels : les pronoms de base, reconnaissables leur personne (1re, 2me, 3me) ; ceux de la 3me personne se *******ent de remplacer, sans rien modifier sur le plan smantique, ce sont des remplaants anaphoriques totaux. Exemples de pronoms personnels : je, tu, il, on / en, y /+ bibi, mzigue, ma pomme, Toto... sont des pronoms personnels argotiques. Le pronom je reprsente le locuteur, celui qui parle, le pronom tu reprsente l'allocutaire, celui qui je parle. Le pronom on est d'abord personnel, mais aussi indfini. Le pronom personnel connat le maximum de variabilit (tous les lments indiqus en morphologie).

possessifs : ils expriment un lien, un rapport une personne ( moi / toi / lui...) : le mien... / le ntre...

dmonstratifs : ils dsignent, par le geste ou la pense (de manire dictique ou anaphorique) : cela, celui-ci...

relatifs : ils se situent en tte d'une subordonne relative qu'ils introduisent : qui, que, quoi, dont, o, lequel ; un pronom relatif est un remplaant anaphorique total.

interrogatifs : ils servent poser une question : qui, que, quoi, lequel... ? (o... ? = adverbe) ; qui correspond un lment humain, que et quoi un lment "chose", avec secondairement une variation en fonction.

indfinis : exprimant gnralement une notion de quantit vague, sous toutes ses formes : tout, rien, chacun, un autre, quelque chose, quelques uns...

pronoms numraux : quantitatifs indiquant un nombre prcis : on peut considrer que des adjectifs numraux utiliss sans noms deviennent des pronoms : trois sont venus / j'ai vu le deuxime

Il n'y a pas de pronom exclamatif.

LA PRÉPOSITION

1) Morphologie

C'est un mot invariable. On peut la trouver sous forme de locution : au lieu de / grce / au fur et mesure de...

2) Contexte

Elle a une place fixe, obligatoire : en tte du syntagme qu'elle est charge d'introduire ; selon la fonction du syntagme, elle peut aussi se situer derrire l'lment dont dpend ce syntagme (ex : COI derrire son verbe, complment du nom derrire le nom), sauf pour les complments circonstanciels, qui ont leur indpendance sur ce plan.

3) Syntaxe

La prposition sert constituer un syntagme prpositionnel qui pourra assurer la fonction de complment. Pour dsigner par un terme gnral l'lment qui est rgi par la prposition, on parle du rgime de cette prposition. Il pourra s'agir d'un syntagme nominal (ou d'un nom propre, d'un pronom), ou d'un infinitif.

On notera aussi qu'il existe des attributs introduits par des prpositions, avec les verbes passer pour (+ attribut du sujet), tenir pour, considrer comme, maintenir comme (+ attribut du COD), voire changer en, etc.

4) Smantique

Certaines prpositions sont presque vides de sens, et servent introduire le COI : et de. Elles sont dites incolores, ce qui peut se discuter. Celles qui introduisent les complments circonstanciels sont au contraire trs charges de sens : dans, au milieu de, malgr...

Problmes :

La prposition est parfois utilise pour des fonctions qui se passent d'ordinaire de prposition, ou bien elle n'est plus analysable : on parle alors de prposition vide : rien de nouveau (adj. pithte d'un pronom indfini) / la ville d'Arras (apposition ?) / peu peu (locution adverbiale)...
LA CONJONCTION DE SUBORDINATION

1) Morphologie

C'est un mot invariable.

On peut la trouver sous forme de locution : si bien que / au fur et mesure que...
La consquence s'exprime parfois l'aide d'une corrlation avec un adverbe : si... que...

2) Contexte

Elle a une place fixe, obligatoire : en tte de la subordonne conjonctive qu'elle est charge d'introduire ; galement derrire l'lment dont dpend cette subordonne, sauf pour les complments circonstanciels, qui ont leur indpendance. La conjonction est une marque de subordination : elle prouve qu'on a affaire une subordonne.

3) Syntaxe

La conjonction n'a elle-mme aucune fonction, mais elle sert constituer une subordonne conjonctive qui pourra assumer une fonction, gnralement de complment ( noter qu'elle peut exceptionnellement tre complment d'un nom ou d'un adjectif), mais parfois sujet ou attribut (derrire que).

4) Smantique

Une conjonction ne remplace rien, ce n'est pas un pronom. La conjonction que est vide de sens, et sert introduire une subordonne COD, avec une variante pour le COI : ce que / de ce que. Celles qui introduisent les complments circonstanciels sont au contraire trs charges de sens : quand / parce que / bien que...

On distinguera :

que (et ses variantes avec prposition) : conjonction pure, smantiquement vide ;
si : conction interrogative, charge d'introduire une subordonne interrogative indirecte (COD), qui est en mme temps une subordonne conjonctive ;
les conjonctions circonstancielles, trs nombreuses, parmi lesquelles quand, comme, si sont des mots simples, et toutes les autres des mots ou locutions composes avec que souvent prcd d'une ancienne prposition ou d'un ancien adverbe : lorsque, ds que, parce que, bien que, etc.

LA CONJONCTION DE COORDINATION

1) Morphologie

C'est un mot invariable.

Liste : mais / ou / et / or / ni / car + puis / voire / c'est--dire / c'est pourquoi / savoir / soit... soit... (corrlation) ; donc est en fait un adverbe.

2) Contexte

Elle a une place fixe, obligatoire : strictement entre les deux lments coordonns ; ce qui montre que donc, mobile, est bien un adverbe. On peut d'ailleurs ajouter un adverbe une conjonction : il sera forcment derrire elle, voire dans la proposition ou le syntagme qui suit : et parfois

3) Syntaxe

Elle relie deux lments de mme statut, qui se valent syntaxiquement : mme nature, ou natures quivalentes (N.C. / N.P. / pronom, ou indpendante / principale), et mme fonction. Lgre exception : on trouve parfois deux complments circonstanciels diffrents, mais forcment circonstanciels : parce qu'il avait froid, et pour se rchauffer (sub. conj. cc cause + SVinf cc but)

un cheval superbe, de grande classe, et qui avait gagn de nombreuses courses : adjectif + c du nom + sub. rel.

4) Smantique

Elle exprime un certain nombre de sens, avec des nuances souvent plus riches que dans la subordination : addition (et), alternative (ou), opposition (mais, or), suite temporelle (puis), cause, explication (car, c'est--dire), consquence (c'est pourquoi)...

LE PRÉSENTATIF OU INTRODUCTEUR


1) Morphologie

C'est un mot gnralement invariable. Ceux qui sont base verbale connaissent une variation relative : en temps, parfois en nombre, jamais en personne : c'est (formule d'insistance, de mise en relief) / il y a.

2) Contexte

Leur rle est simplement d'introduire un lment dans le discours : voici, voil, quant ... / ma nuit toile (Pguy) / au feu ! la soupe !... / qu'il entre ! (introducteur du subjonctif dans une phrase injonctive)

3) Syntaxe

Derrire le prsentatif, l'lment qu'il introduit sera considrer comme le rgime du prsentatif. Les prsentatifs, introducteurs verbaux donnent l'illusion d'entraner un COD, ce que confirme la forme des pronoms (le voici), mais cet lment ne rpond aucune autre caractristique des COD, telle la transformation passive.

4) Smantique

Les valeurs sont varies : existence, mise en relief, admiration, invitation...
LE MOT-PHRASE

1) Morphologie

C'est un mot invariable.

2) Contexte

Il est seul dans sa phrase. Mais il peut tre suivi d'une autre phrase.

3) Syntaxe

Il n'a pas de fonction, puisque ce terme s'analyse comme l'quivalent d'une phrase.

4) Smantique

Les aspects smantiques sont trs varis, et fondamentaux, puisque le mot ou la locution exprime un message entier : oui = je suis d'accord avec ce que vous me dites / bravo = je vous flicite de...
Les exclamations, interjections, expriment un sentiment que les mots ne parviennent pas exprimer, et l'intonation joue un rle capital (Ah ! / Eh !).

Les cours de ce module sont termins mes chers tudiants. Si vous avez des questions je suis l. A bientt inchallah avec le module de Phontique.











2015-09-29, 22:23   : 29
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2015-10-15, 10:53   : 30
roumaissa42
 
  roumaissa42
 

 

 

merciiii cela c'est pour le premier semestre seulement ??????










(Tags)
1re, anne, cours, franais, licence

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