Tarik Ibn Ziad illustre hros Berbre -

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Tarik Ibn Ziad illustre hros Berbre

 
2011-04-19, 00:05   : 1
amazighe15
 
Tarik Ibn Ziad illustre hros Berbre

De l'aube de l'histoire au Moyen Age il a exist entre le Maghreb et l'Espagne une sorte de paralllisme de destin .

Ainsi, le Maghreb et les Espagnes, connaissant une mme civilisation, paraissent insparables depuis l'homme du Cro-Magnon qui laissa son testament prhistorique grav ou peint dans les grottes d'Altamira, jusqu'aux Ibres, que l'on croit tre de souche nord- africaine, venus s'installer 3.000 ans avant J.C. au sud et l'est de la pninsule laquelle ils donnrent leur nom.

Ensuite aux Phniciens au IX me sicle a.v.J.C., se joignirent les Celtibres trois sicles plus tard, domins leur tour par les Carthaginois (dont les armes taient, dit-on, constitues exclusivement de Berbres) lesquels appelrent la pninsule Span ou Spania - le pays des lapins ! Hannibal s'y illustra ; l'minent noble de la puissante famille des Barca donna son nom Barcelone.

Au cours des Guerres Puniques il fallut le fameux sige de Numance, lequel dura 20 ans, afin qu' partir de 133 a.v.J.C. Rome boucle ses deux sicles de luttes pour finir de soumettre l'Espagne. Cette patrie n'avait-elle pas donn l'empire romain de grands hommes ? Entre autres, Trajan, Hadrien, Marc Aurle, Thodose le Grand, Snque le Rhteur et Snque le Philosophe, Quintilien, Martial

A l'poque o l'Europe subissait les grandes invasions, l'Espagne tait dvaste par les Vandales en 409 ; ensuite ce fut au tour des Wisigoths de devenir les matres de la pninsule ibrique en 451. Durant plus de deux sicles et demi - de 456 711- leur capitale fut Tolde. Leur roi Reccared adopta le catholicisme en 589. Pendant leur domination les Wisigoths reprsentaient une minorit dtenant tous les pouvoirs tandis
que les Espagnols enduraient mille sortes d'injustices.

A en croire des chroniqueurs chrtiens, en 710 Achila monta sur le trne d'Espagne ; toutefois un candidat du puissant clan de la noblesse wisigothe lui disputa cette souverainet. Ds lors, les partisans d'Achila appelrent leur secours leurs voisins Berbres ! Ces derniers, s'empressant de porter aide et assistance aux Espagnols, dbarqurent sur les ctes de la pninsule ! A leur tte se trouvait un gnral
prestigieux, natif de la Tafna, Tarik Ibn Ziad !

Encore une fois nos anctres se trouvrent aux rendez-vous auxquels l'histoire les convoquait : depuis le long cheminement berbro-ibrique, en passant par les grandes ralisations humaines - Carthage d'abord, puis Rome et la chrtient ensuite - voil l'Islam enfin venu pour mettre en place une socit humaine grande chelle.

Aux dires de Fernand Braudel (1902-1985) les problmes que pose la Mditerrane sont d'une richesse humaine exceptionnelle. Ils intressent les historiens et les non-historiens car ils portent leurs lumires jusqu'aux temps prsents .

CEPENDANT, QUI EST TARIK IBN ZIAD ?

Tous les dictionnaires rapportent que Tarik Ibn Ziad est un chef d'origine berbre. Dans le monumental Histoire des Berbres de A. Ibn Khaldoun, T.1 p. 215, nous lisons en bas de page la note suivante : Selon un auteur cit dans El Bayan el-Moghrib, Tarik tait Berbre et appartenait la tribu des Oulhaa .

Toujours selon A.Ibn Khaldoun, La tribu des Nefzaoua fournit un grand nombre de branches berbres telle celle des Oulhaa Toutes ces grandes familles descendent d'Itouweft fils de NefzaoParmi celles-ci les Oulhaa se composent d'un important nombre de Maisons qui drivent des aeux : Tidghas et Dihya, tous deux fils de Oulhas (Op. cit, T 1,
pp 171-172).

Par ailleurs un vnement de grande importance intervint entre -507 et - 504 a.v. J.C. : au moment o les grandes tribus du Maghreb se rorganisaient, il y eut un mouvement considrable de populations ; mme les Doriens, venus de Grce, finirent de s'installer en Syrte, sur le littoral Libyen. Ce fut sans doute cette poque que les Oulhaa, allis fidles de Carthage, dcidrent de retourner sur leurs terres natales, autour de l'embouchure de la Tafna, qu'elles occupent encore de nos jours. De l vient qu'on les rencontre aux grandes tapes de l'histoire : sous la bannire d'Hannibal, ils servirent Carthage jusqu' parvenir aux portes de Rome ; avec Tarik Ibn Ziad, l'enfant du pays, ils constiturent le gros des guerriers Berbres qui rpandirent l'Islam en terre Ibrique ;
environ quatre cent cinquante ans plus tard, ils donnrent de grands
officiers de l'Empire au Mehdi Almohade, leur compatriote Abdelmoumne Benali, le Flambeau de l'Islam ; puis ils s'illustrrent- de fort belle manire- sous l'tendard du Oulhai, l'intrpide Gnral Bouhmidi, Commandant les armes de l'Emir Abdelkader !

Lorsque vers 699 le clbre gnral Hassan - celui qui connut la renomm du temps de notre hrone nationale la Kahena - refusa, par honntet, le commandement du Maghreb que lui offrait le Calife El- Oulid, ce fut Moua Ibn Nocer qui reut le gouvernement de l'ifriqiya.

A propos des campagnes militaires diriges par le nouveau gouverneur, en terre africaine, certains historiens du Moyen Orient nous donnent les informations les moins croyables ! ; un vritable amas d'normes fables dfiant la raison, d'invraisemblances et d'exagrations maillent leurs chroniques ; ils se sont faits l'cho d'actes extravagants, de sornettes qui ne mritent pas de retenir l'attention un seul instant.

A titre d'illustration, nous lisons chez En-Nouweri que Moua Ibn Noucer envoya un jour ses fils en campagne, en Ifriqiya, dans deux directions opposes ; trs vite ils lui amenrent, chacun, 100.000 prisonniers Berbres ; lui-mme marcha ensuite dans une autre direction et revint avec le mme nombre de captifs ! Ainsi, ces trois messieurs, capturrent, en une seule fois, 300.000 Berbres. Inou !

A lire ce mme En-Nouweri (encyclopdiste Egyptien du XIV me sicle) ou bien Ibn El Hakem, El Leit Ibn Sd, ainsi que d'autres encore nous sommes de ceux qui pensent que l'histoire de nos anctres telle que rapporte par ces chroniqueurs est tout simplement intolrable !...

- Moua Ibn Noucer, crivit l'un d'eux, fit une expdition contre Tanger, attaqua les Berbres lesquels, pour viter la mort, firent leur soumissionIl leur donna un chef et accorda Tarik Ibn Ziad - un converti de frache date selon toute vraisemblance - le gouvernement de Tanger et de ses environs .

Nous savons que Tarik s'y installa avec un corps de troupes berbres Ghomara ; un petit nombre d'arabes restrent avec eux pour leur apprendre le Saint Coran et les devoirs de l'Islamisme .

Selon Ibn El Hakem mme le comte Julien, seigneur d'Algsiras, adressa lui aussi une lettre Tarik par laquelle il se dclarait prt reconnatre son autorit et l'invita venir le trouver. Il lui dcrivit l'tat de l'Espagne et le pressa d'accourir son secours !

Le Calife El-Oulid donna son consentement une telle expdition : dsignant Tarik chef des armes, il transmit ses ordres Moua Ibn Noucer. Ce dernier, en qualit de gouverneur du Maghreb, confia Tarik Ibn Ziad la direction de l'avant-garde musulmane et l'envoya en Espagne la tte d'une nombreuse troupe de soldats Berbres.

Parmi ceux qui s'embarqurent il y avait bien videmment les Oulhaa, les Koumia, les Bni Snous, les Ghomara et, surtout, les Mdiona ; cette grosse tribu Berbre, tout rcemment convertie du Judasme, habitait le territoire qui bordait- du ct ouest- celui des Maghraoua. Les Mdiona vivaient dans les monts de Honane, Sidi Oucha, Ghazaouet mais
s'tendaient surtout vers l'actuel Maroc ; du reste, au midi d'Oujda une
montagne porte leur nom.

On sait que les Mdiona sont une branche issue des Zenata au mme titre que les Beni Ouacine et leurs multiples ramifications. A. Ibn Khaldoun prcise (Berbres, T1, p.250) qu'un grand nombre de Zenata passa en Espagne sous Tarik et ils y devinrent trs puissants .

La flotte se dirigea vers une montagne qui s'lve dans la mer et touche, d'un ct, au continent. Ibn El Athir rapporte qu'au cours de la traverse, Tarik le noble Berbre s'tant abandonn au sommeil, vit le Saint Prophte entour de ceux qui avaient migr de la Mecque pendant les premires perscutions ainsi que les Mdinois qui lui avaient
accord leur appui. Tous portaient l'pe au ct et l'arc en bandoulire .

Et le chroniqueur d'ajouter : - Le Prophte lui adressa ces paroles : " Tarik ! avance et accomplis ton entreprise ; sois humain envers les musulmans et fidle tes engagements ! Tarik regarda alors et vit le Prophte bni et ceux qui l'accompagnaient entrer en Espagne devant lui !

A son rveil le Gnral Tarik s'empressa de communiquer ses compagnons la bonne nouvelle qui annonait le succs inluctable des armes musulmanes .

Aprs avoir franchi le dtroit et lorsque tous les combattants Maghrbins furent dbarqus au pied de la montagne (qui porte dsormais le nom de Gibraltar - Djebel Tarik), il les mena Algsiras. A l'entre de la ville il fit la rencontre d'une vieille femme ; celle-ci lui apprit qu'un devin avait prdit au peuple indigne l'arrive d'un chef magnanime qui viendrait prendre possession du pays Le conqurant, prcisa-t-elle, aurait une grosse tte ronde et une tache brune sur l'paule gauche !

Tarik dcouvrit son paule dnude o apparaissait une tache telle que l'avait dcrite la vieille femme !

Depuis lors il vola de victoire en victoire. Roderic, le roi Wisigoth, rassembla une arme de cent mille hommes dans l'espoir de s'opposer la marche triomphale du hros Oulhai Nous sommes en 711, avant de quitter Tanger Tarik Ibn Ziad avait plac un corps de troupe que les Ghomara s'taient obligs lui fournirPass en Espagne, il frappa les Ghomara de nouvelles rquisitions en hommes . (A.Ibn Khaldoun, op. cit, T2, p.136) - De sorte que ces renforts venaient complter l'arme musulmane de Tarik qui compta 12.000 Berbres Maghrbins, 27 volontaires arabes et une dizaine d'enfants favoriss de la providence.
(Ibn Khaldoun, op.cit, T1, p.125)

Roderic vint la tte de ses combattants pour livrer bataille. La rencontre eut lieu prs de Sidona, le 28 me jour de Ramadan - 19 juillet 711. Une semaine de combat suffit pour mettre en droute les hommes du roi Wisigoth lequel, dit-on, fut noy dans le lac Lka ; il ne restait de lui que son cheval gris, portant une selle orne d'or, de rubis et
d'meraudes

Et Tarik continua sa marche irrsistible ; il prit Ecja o une source porte le nom de An Tarik. De l, il rpartit son arme en grandes units qui se dirigrent vers des points stratgiques : l'une d'elles rallia Cordoue, les autres rejoignirent respectivement Grenade, Malaga et Murcie. Tarik regagna Tolde la tte d'un nombre important de soldats.

Tous les dtachements progressrent conformment au plan tabli par leur gnral ; celui-ci, se prsentant devant Tolde, trouva la ville dserte; il y installa quelques-uns de ses compagnons ainsi que des familles entires d'Isralites qui s'taient places sous sa protection . A la suite de quoi, il reprit sa marche vers Oued Al-Hadjra (Guadalajara,
sur la Manche), traversa le dfil dnomm depuis Fedj Tarec (celui-ci est domin par une bourgade qui porte encore de nos jours le nom de Buitrago - une altration de Bab Tarec) et finit de revenir Tolde appele galement Madinet al-Meda laquelle, comme son nom l'indique, tait la ville o se trouvait la Table de Salomon (Fils du roi David,
constructeur du premier Temple de Jrusalem v-970 -931 a.v.J.C.)

Dans son clbre ouvrage, Nefh at-Tb, (Vol.1, p.286) le grand El Maqqari nous apprend que cette table lgendaire avait t dtenue par les Chrtiens ; elle servait porter les Evangiles. On la trouva sur le grand autel de l'glise principale de Tolde L'objet merveilleux tait en meraudes vertes, ayant les bords garnis de perles, de corail, de rubis et d'autres pierres prcieuses , mme les pieds taient, semble-t-il, faonns en mtal rare - sans doute d'or et d'argent damasquins - et finement ouvrags.

Auparavant, Tarec Ibn Ziad avait fait plusieurs incursions travers la pninsule avant de revenir Tolde en l'an 712 de J.C. . Ainsi les armes musulmanes berbres submergrent les Wisigoths. Parmi ces derniers seule une minorit se rfugia dans les Asturies o elle finit de fonder un royaume en 718 .

Rest en Ifriqiya, Moua Ibn Nocer apprenait chaque jour - avec un norme dpit envieux, - les hauts faits d'arme du glorieux gnral Tarec Il dut ressentir une profonde jalousie lorsqu'on lui relata le songe que fit Tarec au cours de la traverse du dtroit qui porte depuis son nom ; une violente colre le saisit quand ses missaires lui dcrivirent, d'une part, l'accueil fait par le peuple espagnol au gnreux chef berbre, et
d'autre part les triomphes fulgurants de ses vaillants guerriers maghrbins sur le sol ibrique. Le gouverneur Moua dcida d'une expdition et, en 712, conduisit une arme en Espagne. Certes, il remporta des villes ainsi que des places fortes la tte de ses troupes
constitues, rptons-le, exclusivement de berbres ; toutefois, il subit de graves revers ; les Espagnols, dans certains cas, taillrent en pices un nombre important de musulmans notamment Bordj Chouhadas (La Tour des Martyrs). Il est tabli que les checs essuys par nos armes sous la conduite de Moua Ibn Noucer, compars aux victoires clatantes obtenues par Tarec, attisrent les sentiments d'envie et de haine que le
gouverneur ne cessait de vouer au gnral Oulhai.

Au mois de Choual 712, Moua quitta Mrida pour se rendre Tolde. Par courtoisie, Tarec dcida de partir sa rencontre. Anim de sentiments chevaleresques, le preux combattant de la foi dans un geste empreint de dignit, descendit de sa monture afin de recevoir le reprsentant du Calife ds que celui-ci arriva enfin.

Or Moua, sans crier gare, eut un comportement indigne d'un commandant si haut plac. Il tenta d'humilier le gnral Tarec devant les soldats musulmans assembls.

Ouvrons ici une parenthse : nous sommes tents de croire que si ce jour-l Tarec parvint se retenir pour finir par se dominer, c'est qu'il dut faire passer les devoirs de sa religion, l'intrt des musulmans et le respect du Calife - Emir des croyants, avant ses ressentiments personnels. Car rien ne nous interdit de penser que Tarec, Berbre de noble extraction, homme d'honneur, de vaillance et de bravoure aurait ragi autrement : peut-tre serait-il all jusqu' suivre l'exemple de son illustre compatriote, le Grand Roi Kocela quand celui-ci fut insult et maltrait par Oqba !) Ensuite, Moua exigea de Tarec la remise du butin ramass y compris, bien entendu, la prcieuse Table de Salomon. Prcisons, tout de mme, que l'un des pieds de la fameuse relique avait t enlev puis cach par Tarec ; Moua l'ayant interrog ce sujet eut pour rponse qu'on l'avait trouv ainsiAussi ordonna-t-il qu'on y fit mettre un nouveau pied en or

Quelque temps plus tard Moua reut un messager qui lui porta l'ordre de quitter l'Espagne et de l'accompagner auprs d'El-Oulid. Il vita d'obtemprer sur-le-champ, se *******ant de temporiser jusqu' ce qu' un autre envoy vint lui enjoindre de presser son retour .

En cours de route, il fut rejoint par Tarec qui arrivait de l'Aragon. Usant de rouerie, il obligea le brillant officier l'accompagner en Orient seule fin de laisser la voie libre son fils Abdel Aziz Ibn Nocer pour commander l'Espagne ; puis, aprs avoir dbarqu Ceuta, il confia son autre fils Abdelmalek le commandement de cette ville, de Tanger et de ses rgions, pendant que son fils an, Abdellah, fut charg de gouverner l'Ifriqiya (Tunisie) et les pays avoisinants .

Et les chroniqueurs de surenchrir :

- Il prit alors la route de Syrie emmenant avec lui 30.000 jeunes vierges, filles de princes des Goths et de leurs chefs, et emportant les dpouilles de l'Espagne, la Table de Salomon ainsi qu'une quantit immense de pierreries et d'autres objets prcieux

Lorsque Moua se prsenta devant le Calife, il tala avec ostentation une partie de ce qu'il avait rapport, sans oublier le meuble de valeur. Nanmoins, Tarec qui l'accompagnait revendiqua haut fort l'honneur d'avoir pris la Table de Salomon .

Moua, sans perdre de sa morgue, affirma le contraire avec une mauvaise foi vidente. Sur ce Tarec pria El-Oulid d'interroger Moua sur ce qu'tait devenu le pied manquant (et qui fut remplac sur ordre du gouverneur) ; comme Moua n'en avait aucune connaissance le gnral Tarec fit alors voir au Calife le pied authentique en lui expliquant que suspectant le Gouverneur de jalousie et de mensonge, il avait - pour cette raison - enlev puis cach le pied de la Table de Salomon .

En-Nouweri nous apprend qu'aprs la mort d'El-Oulid son successeur le Calife Soulimane, qui n'aimait pas Moua Ibn Noucer, confia le commandement de l'Ifriqiya un Qorachite Mohammed Ibn Yazid en 714-715. On emprisonna Moua Ibn Noucer et on lui imposa une trs
forte amende, d'aprs Ibn El Hakem Soulimane donna ensuite l'ordre d'arrter la famille et tous les dpendants de Moua Ibn Noucer ; le fils de ce dernier, Abdellah Ibn Noucer, sera dcapit. Certains chroniqueurs affirment, sans toutefois apporter de preuves tangibles, que Tarec fut mis aux arrts par Moua Ibn Noucer avant la mmorable entrevue avec le Calife El-Oulid, lequel lui aurait rendu sa libert aprs le dnouement de l'affaire de la Table de Salomon.

Homme d'une honntet intacte Tarec Ibn Ziad, dont la vie et l'oeuvre sont dignes d'tre honores et admires, eut l'me remplie de tous les grands sentiments moraux. Gnral intgre et probe, personnage exemplaire de devoir et de sacrifice, ce conqurant vertueux fut guid par la Volont de Dieu et l'amour de son Prophte Mohammed qui lui ordonna d'avancer et d'accomplir son entreprise .

Avait-il, comme certains de ses pairs, refus les honneurs et les commandements seule fin de se consacrer uniquement ses dvotions ? Lui qui venait de l'occident du monde, parvenu si proche de la Mecque et de Mdine, peut-tre finit-il de choisir d'y demeurer, abandonnant tout pour mener une vie de pit et tenter de rester un homme pur ?

Appendice : Ibn Khaldoun crit (Berbres T1, p.345 et T2, p.136) L'invasion de l'Espagne eut lieu en l'an 92 de l'hgire 710-711 de J.C. sous le commandement de Tarec Ibn Ziad Un grand nombre de Berbres (guerriers et cheikhs) allrent combattre les infidles dans
une conqute dont on ne vit jamais la pareille . Aprs leur premire victoire remporte au Guadalte les Berbres musulmans soumettront la quasi-totalit de la pninsule en 714; ils s'y fixrent et, depuis lors, les Berbres du Maghreb sont rests fidles l'Islam .

Des historiens modernes ont tent d'expliquer la rapidit et la facilit de la conqute musulmane de l'Espagne en s'attardant sur la situation gnrale qui caractrisait le pays avant 711 : l'vidence, les gens supportaient trs mal le systme de gouvernance de l'poque ; de plus, les rvoltes sociales ou religieuses, les luttes mutuelles, le plus souvent acharnes les avaient appauvris. Ainsi les conqurants berbres musulmans se fondirent rapidement au sein de cette socit autochtone dans laquelle ils s'implantrent, veillant sur le respect des traditions religieuses chrtiennes et judaques existantes .

Ce sont donc les Berbres, tolrants par nature, qui portrent l'Islam en Espagne et en Sicilede sorte que trs vite finit de s'laborer une civilisation syncrtique qui s'tendit sur l'ensemble du territoire musulman .

Dans un ouvrage consacr l'Espagne, paru dans la collection Life en 1961, l'crivain anglais Hugh Thomas souligne que ce pays, conquis par Tarec Ibn Ziad, devint le centre artistique et commercial de toute la rgion mditerranenne Aux IX me et X me sicles Cordoue tait une ville de 113.000 maisons, 700 mosques, 300 bains publics (hammams) ; les rues taient paves et l'eau tait amene par des tuyaux jusqu'aux maisons. La bibliothque royale contenait 400.000 ouvrages et l'universit de Cordoue disposait d'coles de mdecine, de mathmatiques, de posie, d'astronomie, de thologie

En hommage Tarec Ibn Ziad nous avons pris soin de mettre en valeur la dimension historique de ce grand personnage, travers les textes d'auteurs qui ont retrac le parcours fabuleux du hros oulhai.
Assurment, il a oeuvr par dvouement la cause de Dieu, de sa religion et de Son Prophte Mohammed mille fois bni, ainsi que pour la grandeur et la gloire de sa nation.

Dans le mme esprit nous prenons du plaisir conclure par un passage autrement clbre de notre matre Abderrahmane Ibn Khaldoun ( Berbres T1, pp. 199 et 200 ) citons ensuite les vertus qui font honneur l'homme et qui taient devenues pour les Berbres une seconde nature : leur empressement s'acqurir des qualits louables, la noblesse d'me qui les porta au premier rang parmi les nations, les actions pour lesquelles ils mritent les louanges de l'univers !







 

2011-04-21, 16:49   : 2
isyami
 
  isyami
 

 

 

[

. Ibn El Athir rapporte qu'au cours de la traverse, Tarik le noble Berbre s'tant abandonn au sommeil, vit le Saint Prophte entour de ceux qui avaient migr de la Mecque pendant les premires perscutions ainsi que les Mdinois qui lui avaient
accord leur appui. Tous portaient l'pe au ct et l'arc en bandoulire .

Et le chroniqueur d'ajouter : - Le Prophte lui adressa ces paroles : " Tarik ! avance et accomplis ton entreprise ; sois humain envers les musulmans et fidle tes engagements ! Tarik regarda alors et vit le Prophte bni et ceux qui l'accompagnaient entrer en Espagne devant lui !

A son rveil le Gnral Tarik s'empressa de communiquer ses compagnons la bonne nouvelle qui annonait le succs inluctable des armes musulmanes .
.

Dans le mme esprit nous prenons du plaisir conclure par un passage autrement clbre de notre matre Abderrahmane Ibn Khaldoun ( Berbres T1, pp. 199 et 200 ) citons ensuite les vertus qui font honneur l'homme et qui taient devenues pour les Berbres une seconde nature : leur empressement s'acqurir des qualits louables, la noblesse d'me qui les porta au premier rang parmi les nations, les actions pour lesquelles ils mritent les louanges de l'univers ! [/QUOTE]

voil pourquoi il a russit...c'tait un moumen...mes larmes coulaient toute seule quand j'ai lu a.
je m'imaginait sa place......allah allah ya Tarik...tu as t choisi pour ta foi et ton courage.
Tu es entr dans l'histoire par sa grande porte







2013-12-24, 20:44   : 3
samsung_s3
 
  samsung_s3
 

 

 

mmmmmmmmmmmmmmmmeeeeeeeeeeeeeeeeecccccccccccccccci iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii







2014-05-27, 17:05   : 4
belkacem1964
 

merci d'avoir ajout une connaissance aussi importante notre culture gnrale.







2014-05-29, 10:53   : 5
fouad1982
 

merci de rien pour rien







2014-05-29, 16:27   : 6
 
 

 

 
Hourse

:
amazighe15
De l'aube de l'histoire au Moyen Age il a exist entre le Maghreb et l'Espagne une sorte de paralllisme de destin .

Ainsi, le Maghreb et les Espagnes, connaissant une mme civilisation, paraissent insparables depuis l'homme du Cro-Magnon qui laissa son testament prhistorique grav ou peint dans les grottes d'Altamira, jusqu'aux Ibres, que l'on croit tre de souche nord- africaine, venus s'installer 3.000 ans avant J.C. au sud et l'est de la pninsule laquelle ils donnrent leur nom.

Ensuite aux Phniciens au IX me sicle a.v.J.C., se joignirent les Celtibres trois sicles plus tard, domins leur tour par les Carthaginois (dont les armes taient, dit-on, constitues exclusivement de Berbres) lesquels appelrent la pninsule Span ou Spania - le pays des lapins ! Hannibal s'y illustra ; l'minent noble de la puissante famille des Barca donna son nom Barcelone.

Au cours des Guerres Puniques il fallut le fameux sige de Numance, lequel dura 20 ans, afin qu' partir de 133 a.v.J.C. Rome boucle ses deux sicles de luttes pour finir de soumettre l'Espagne. Cette patrie n'avait-elle pas donn l'empire romain de grands hommes ? Entre autres, Trajan, Hadrien, Marc Aurle, Thodose le Grand, Snque le Rhteur et Snque le Philosophe, Quintilien, Martial

A l'poque o l'Europe subissait les grandes invasions, l'Espagne tait dvaste par les Vandales en 409 ; ensuite ce fut au tour des Wisigoths de devenir les matres de la pninsule ibrique en 451. Durant plus de deux sicles et demi - de 456 711- leur capitale fut Tolde. Leur roi Reccared adopta le catholicisme en 589. Pendant leur domination les Wisigoths reprsentaient une minorit dtenant tous les pouvoirs tandis
que les Espagnols enduraient mille sortes d'injustices.

A en croire des chroniqueurs chrtiens, en 710 Achila monta sur le trne d'Espagne ; toutefois un candidat du puissant clan de la noblesse wisigothe lui disputa cette souverainet. Ds lors, les partisans d'Achila appelrent leur secours leurs voisins Berbres ! Ces derniers, s'empressant de porter aide et assistance aux Espagnols, dbarqurent sur les ctes de la pninsule ! A leur tte se trouvait un gnral
prestigieux, natif de la Tafna, Tarik Ibn Ziad !

Encore une fois nos anctres se trouvrent aux rendez-vous auxquels l'histoire les convoquait : depuis le long cheminement berbro-ibrique, en passant par les grandes ralisations humaines - Carthage d'abord, puis Rome et la chrtient ensuite - voil l'Islam enfin venu pour mettre en place une socit humaine grande chelle.

Aux dires de Fernand Braudel (1902-1985) les problmes que pose la Mditerrane sont d'une richesse humaine exceptionnelle. Ils intressent les historiens et les non-historiens car ils portent leurs lumires jusqu'aux temps prsents .

CEPENDANT, QUI EST TARIK IBN ZIAD ?

Tous les dictionnaires rapportent que Tarik Ibn Ziad est un chef d'origine berbre. Dans le monumental Histoire des Berbres de A. Ibn Khaldoun, T.1 p. 215, nous lisons en bas de page la note suivante : Selon un auteur cit dans El Bayan el-Moghrib, Tarik tait Berbre et appartenait la tribu des Oulhaa .

Toujours selon A.Ibn Khaldoun, La tribu des Nefzaoua fournit un grand nombre de branches berbres telle celle des Oulhaa Toutes ces grandes familles descendent d'Itouweft fils de NefzaoParmi celles-ci les Oulhaa se composent d'un important nombre de Maisons qui drivent des aeux : Tidghas et Dihya, tous deux fils de Oulhas (Op. cit, T 1,
pp 171-172).

Par ailleurs un vnement de grande importance intervint entre -507 et - 504 a.v. J.C. : au moment o les grandes tribus du Maghreb se rorganisaient, il y eut un mouvement considrable de populations ; mme les Doriens, venus de Grce, finirent de s'installer en Syrte, sur le littoral Libyen. Ce fut sans doute cette poque que les Oulhaa, allis fidles de Carthage, dcidrent de retourner sur leurs terres natales, autour de l'embouchure de la Tafna, qu'elles occupent encore de nos jours. De l vient qu'on les rencontre aux grandes tapes de l'histoire : sous la bannire d'Hannibal, ils servirent Carthage jusqu' parvenir aux portes de Rome ; avec Tarik Ibn Ziad, l'enfant du pays, ils constiturent le gros des guerriers Berbres qui rpandirent l'Islam en terre Ibrique ;
environ quatre cent cinquante ans plus tard, ils donnrent de grands
officiers de l'Empire au Mehdi Almohade, leur compatriote Abdelmoumne Benali, le Flambeau de l'Islam ; puis ils s'illustrrent- de fort belle manire- sous l'tendard du Oulhai, l'intrpide Gnral Bouhmidi, Commandant les armes de l'Emir Abdelkader !

Lorsque vers 699 le clbre gnral Hassan - celui qui connut la renomm du temps de notre hrone nationale la Kahena - refusa, par honntet, le commandement du Maghreb que lui offrait le Calife El- Oulid, ce fut Moua Ibn Nocer qui reut le gouvernement de l'ifriqiya.

A propos des campagnes militaires diriges par le nouveau gouverneur, en terre africaine, certains historiens du Moyen Orient nous donnent les informations les moins croyables ! ; un vritable amas d'normes fables dfiant la raison, d'invraisemblances et d'exagrations maillent leurs chroniques ; ils se sont faits l'cho d'actes extravagants, de sornettes qui ne mritent pas de retenir l'attention un seul instant.

A titre d'illustration, nous lisons chez En-Nouweri que Moua Ibn Noucer envoya un jour ses fils en campagne, en Ifriqiya, dans deux directions opposes ; trs vite ils lui amenrent, chacun, 100.000 prisonniers Berbres ; lui-mme marcha ensuite dans une autre direction et revint avec le mme nombre de captifs ! Ainsi, ces trois messieurs, capturrent, en une seule fois, 300.000 Berbres. Inou !

A lire ce mme En-Nouweri (encyclopdiste Egyptien du XIV me sicle) ou bien Ibn El Hakem, El Leit Ibn Sd, ainsi que d'autres encore nous sommes de ceux qui pensent que l'histoire de nos anctres telle que rapporte par ces chroniqueurs est tout simplement intolrable !...

- Moua Ibn Noucer, crivit l'un d'eux, fit une expdition contre Tanger, attaqua les Berbres lesquels, pour viter la mort, firent leur soumissionIl leur donna un chef et accorda Tarik Ibn Ziad - un converti de frache date selon toute vraisemblance - le gouvernement de Tanger et de ses environs .

Nous savons que Tarik s'y installa avec un corps de troupes berbres Ghomara ; un petit nombre d'arabes restrent avec eux pour leur apprendre le Saint Coran et les devoirs de l'Islamisme .

Selon Ibn El Hakem mme le comte Julien, seigneur d'Algsiras, adressa lui aussi une lettre Tarik par laquelle il se dclarait prt reconnatre son autorit et l'invita venir le trouver. Il lui dcrivit l'tat de l'Espagne et le pressa d'accourir son secours !

Le Calife El-Oulid donna son consentement une telle expdition : dsignant Tarik chef des armes, il transmit ses ordres Moua Ibn Noucer. Ce dernier, en qualit de gouverneur du Maghreb, confia Tarik Ibn Ziad la direction de l'avant-garde musulmane et l'envoya en Espagne la tte d'une nombreuse troupe de soldats Berbres.

Parmi ceux qui s'embarqurent il y avait bien videmment les Oulhaa, les Koumia, les Bni Snous, les Ghomara et, surtout, les Mdiona ; cette grosse tribu Berbre, tout rcemment convertie du Judasme, habitait le territoire qui bordait- du ct ouest- celui des Maghraoua. Les Mdiona vivaient dans les monts de Honane, Sidi Oucha, Ghazaouet mais
s'tendaient surtout vers l'actuel Maroc ; du reste, au midi d'Oujda une
montagne porte leur nom.

On sait que les Mdiona sont une branche issue des Zenata au mme titre que les Beni Ouacine et leurs multiples ramifications. A. Ibn Khaldoun prcise (Berbres, T1, p.250) qu'un grand nombre de Zenata passa en Espagne sous Tarik et ils y devinrent trs puissants .

La flotte se dirigea vers une montagne qui s'lve dans la mer et touche, d'un ct, au continent. Ibn El Athir rapporte qu'au cours de la traverse, Tarik le noble Berbre s'tant abandonn au sommeil, vit le Saint Prophte entour de ceux qui avaient migr de la Mecque pendant les premires perscutions ainsi que les Mdinois qui lui avaient
accord leur appui. Tous portaient l'pe au ct et l'arc en bandoulire .

Et le chroniqueur d'ajouter : - Le Prophte lui adressa ces paroles : " Tarik ! avance et accomplis ton entreprise ; sois humain envers les musulmans et fidle tes engagements ! Tarik regarda alors et vit le Prophte bni et ceux qui l'accompagnaient entrer en Espagne devant lui !

A son rveil le Gnral Tarik s'empressa de communiquer ses compagnons la bonne nouvelle qui annonait le succs inluctable des armes musulmanes .

Aprs avoir franchi le dtroit et lorsque tous les combattants Maghrbins furent dbarqus au pied de la montagne (qui porte dsormais le nom de Gibraltar - Djebel Tarik), il les mena Algsiras. A l'entre de la ville il fit la rencontre d'une vieille femme ; celle-ci lui apprit qu'un devin avait prdit au peuple indigne l'arrive d'un chef magnanime qui viendrait prendre possession du pays Le conqurant, prcisa-t-elle, aurait une grosse tte ronde et une tache brune sur l'paule gauche !

Tarik dcouvrit son paule dnude o apparaissait une tache telle que l'avait dcrite la vieille femme !

Depuis lors il vola de victoire en victoire. Roderic, le roi Wisigoth, rassembla une arme de cent mille hommes dans l'espoir de s'opposer la marche triomphale du hros Oulhai Nous sommes en 711, avant de quitter Tanger Tarik Ibn Ziad avait plac un corps de troupe que les Ghomara s'taient obligs lui fournirPass en Espagne, il frappa les Ghomara de nouvelles rquisitions en hommes . (A.Ibn Khaldoun, op. cit, T2, p.136) - De sorte que ces renforts venaient complter l'arme musulmane de Tarik qui compta 12.000 Berbres Maghrbins, 27 volontaires arabes et une dizaine d'enfants favoriss de la providence.
(Ibn Khaldoun, op.cit, T1, p.125)

Roderic vint la tte de ses combattants pour livrer bataille. La rencontre eut lieu prs de Sidona, le 28 me jour de Ramadan - 19 juillet 711. Une semaine de combat suffit pour mettre en droute les hommes du roi Wisigoth lequel, dit-on, fut noy dans le lac Lka ; il ne restait de lui que son cheval gris, portant une selle orne d'or, de rubis et
d'meraudes

Et Tarik continua sa marche irrsistible ; il prit Ecja o une source porte le nom de An Tarik. De l, il rpartit son arme en grandes units qui se dirigrent vers des points stratgiques : l'une d'elles rallia Cordoue, les autres rejoignirent respectivement Grenade, Malaga et Murcie. Tarik regagna Tolde la tte d'un nombre important de soldats.

Tous les dtachements progressrent conformment au plan tabli par leur gnral ; celui-ci, se prsentant devant Tolde, trouva la ville dserte; il y installa quelques-uns de ses compagnons ainsi que des familles entires d'Isralites qui s'taient places sous sa protection . A la suite de quoi, il reprit sa marche vers Oued Al-Hadjra (Guadalajara,
sur la Manche), traversa le dfil dnomm depuis Fedj Tarec (celui-ci est domin par une bourgade qui porte encore de nos jours le nom de Buitrago - une altration de Bab Tarec) et finit de revenir Tolde appele galement Madinet al-Meda laquelle, comme son nom l'indique, tait la ville o se trouvait la Table de Salomon (Fils du roi David,
constructeur du premier Temple de Jrusalem v-970 -931 a.v.J.C.)

Dans son clbre ouvrage, Nefh at-Tb, (Vol.1, p.286) le grand El Maqqari nous apprend que cette table lgendaire avait t dtenue par les Chrtiens ; elle servait porter les Evangiles. On la trouva sur le grand autel de l'glise principale de Tolde L'objet merveilleux tait en meraudes vertes, ayant les bords garnis de perles, de corail, de rubis et d'autres pierres prcieuses , mme les pieds taient, semble-t-il, faonns en mtal rare - sans doute d'or et d'argent damasquins - et finement ouvrags.

Auparavant, Tarec Ibn Ziad avait fait plusieurs incursions travers la pninsule avant de revenir Tolde en l'an 712 de J.C. . Ainsi les armes musulmanes berbres submergrent les Wisigoths. Parmi ces derniers seule une minorit se rfugia dans les Asturies o elle finit de fonder un royaume en 718 .

Rest en Ifriqiya, Moua Ibn Nocer apprenait chaque jour - avec un norme dpit envieux, - les hauts faits d'arme du glorieux gnral Tarec Il dut ressentir une profonde jalousie lorsqu'on lui relata le songe que fit Tarec au cours de la traverse du dtroit qui porte depuis son nom ; une violente colre le saisit quand ses missaires lui dcrivirent, d'une part, l'accueil fait par le peuple espagnol au gnreux chef berbre, et
d'autre part les triomphes fulgurants de ses vaillants guerriers maghrbins sur le sol ibrique. Le gouverneur Moua dcida d'une expdition et, en 712, conduisit une arme en Espagne. Certes, il remporta des villes ainsi que des places fortes la tte de ses troupes
constitues, rptons-le, exclusivement de berbres ; toutefois, il subit de graves revers ; les Espagnols, dans certains cas, taillrent en pices un nombre important de musulmans notamment Bordj Chouhadas (La Tour des Martyrs). Il est tabli que les checs essuys par nos armes sous la conduite de Moua Ibn Noucer, compars aux victoires clatantes obtenues par Tarec, attisrent les sentiments d'envie et de haine que le
gouverneur ne cessait de vouer au gnral Oulhai.

Au mois de Choual 712, Moua quitta Mrida pour se rendre Tolde. Par courtoisie, Tarec dcida de partir sa rencontre. Anim de sentiments chevaleresques, le preux combattant de la foi dans un geste empreint de dignit, descendit de sa monture afin de recevoir le reprsentant du Calife ds que celui-ci arriva enfin.

Or Moua, sans crier gare, eut un comportement indigne d'un commandant si haut plac. Il tenta d'humilier le gnral Tarec devant les soldats musulmans assembls.

Ouvrons ici une parenthse : nous sommes tents de croire que si ce jour-l Tarec parvint se retenir pour finir par se dominer, c'est qu'il dut faire passer les devoirs de sa religion, l'intrt des musulmans et le respect du Calife - Emir des croyants, avant ses ressentiments personnels. Car rien ne nous interdit de penser que Tarec, Berbre de noble extraction, homme d'honneur, de vaillance et de bravoure aurait ragi autrement : peut-tre serait-il all jusqu' suivre l'exemple de son illustre compatriote, le Grand Roi Kocela quand celui-ci fut insult et maltrait par Oqba !) Ensuite, Moua exigea de Tarec la remise du butin ramass y compris, bien entendu, la prcieuse Table de Salomon. Prcisons, tout de mme, que l'un des pieds de la fameuse relique avait t enlev puis cach par Tarec ; Moua l'ayant interrog ce sujet eut pour rponse qu'on l'avait trouv ainsiAussi ordonna-t-il qu'on y fit mettre un nouveau pied en or

Quelque temps plus tard Moua reut un messager qui lui porta l'ordre de quitter l'Espagne et de l'accompagner auprs d'El-Oulid. Il vita d'obtemprer sur-le-champ, se *******ant de temporiser jusqu' ce qu' un autre envoy vint lui enjoindre de presser son retour .

En cours de route, il fut rejoint par Tarec qui arrivait de l'Aragon. Usant de rouerie, il obligea le brillant officier l'accompagner en Orient seule fin de laisser la voie libre son fils Abdel Aziz Ibn Nocer pour commander l'Espagne ; puis, aprs avoir dbarqu Ceuta, il confia son autre fils Abdelmalek le commandement de cette ville, de Tanger et de ses rgions, pendant que son fils an, Abdellah, fut charg de gouverner l'Ifriqiya (Tunisie) et les pays avoisinants .

Et les chroniqueurs de surenchrir :

- Il prit alors la route de Syrie emmenant avec lui 30.000 jeunes vierges, filles de princes des Goths et de leurs chefs, et emportant les dpouilles de l'Espagne, la Table de Salomon ainsi qu'une quantit immense de pierreries et d'autres objets prcieux

Lorsque Moua se prsenta devant le Calife, il tala avec ostentation une partie de ce qu'il avait rapport, sans oublier le meuble de valeur. Nanmoins, Tarec qui l'accompagnait revendiqua haut fort l'honneur d'avoir pris la Table de Salomon .

Moua, sans perdre de sa morgue, affirma le contraire avec une mauvaise foi vidente. Sur ce Tarec pria El-Oulid d'interroger Moua sur ce qu'tait devenu le pied manquant (et qui fut remplac sur ordre du gouverneur) ; comme Moua n'en avait aucune connaissance le gnral Tarec fit alors voir au Calife le pied authentique en lui expliquant que suspectant le Gouverneur de jalousie et de mensonge, il avait - pour cette raison - enlev puis cach le pied de la Table de Salomon .

En-Nouweri nous apprend qu'aprs la mort d'El-Oulid son successeur le Calife Soulimane, qui n'aimait pas Moua Ibn Noucer, confia le commandement de l'Ifriqiya un Qorachite Mohammed Ibn Yazid en 714-715. On emprisonna Moua Ibn Noucer et on lui imposa une trs
forte amende, d'aprs Ibn El Hakem Soulimane donna ensuite l'ordre d'arrter la famille et tous les dpendants de Moua Ibn Noucer ; le fils de ce dernier, Abdellah Ibn Noucer, sera dcapit. Certains chroniqueurs affirment, sans toutefois apporter de preuves tangibles, que Tarec fut mis aux arrts par Moua Ibn Noucer avant la mmorable entrevue avec le Calife El-Oulid, lequel lui aurait rendu sa libert aprs le dnouement de l'affaire de la Table de Salomon.

Homme d'une honntet intacte Tarec Ibn Ziad, dont la vie et l'oeuvre sont dignes d'tre honores et admires, eut l'me remplie de tous les grands sentiments moraux. Gnral intgre et probe, personnage exemplaire de devoir et de sacrifice, ce conqurant vertueux fut guid par la Volont de Dieu et l'amour de son Prophte Mohammed qui lui ordonna d'avancer et d'accomplir son entreprise .

Avait-il, comme certains de ses pairs, refus les honneurs et les commandements seule fin de se consacrer uniquement ses dvotions ? Lui qui venait de l'occident du monde, parvenu si proche de la Mecque et de Mdine, peut-tre finit-il de choisir d'y demeurer, abandonnant tout pour mener une vie de pit et tenter de rester un homme pur ?

Appendice : Ibn Khaldoun crit (Berbres T1, p.345 et T2, p.136) L'invasion de l'Espagne eut lieu en l'an 92 de l'hgire 710-711 de J.C. sous le commandement de Tarec Ibn Ziad Un grand nombre de Berbres (guerriers et cheikhs) allrent combattre les infidles dans
une conqute dont on ne vit jamais la pareille . Aprs leur premire victoire remporte au Guadalte les Berbres musulmans soumettront la quasi-totalit de la pninsule en 714; ils s'y fixrent et, depuis lors, les Berbres du Maghreb sont rests fidles l'Islam .

Des historiens modernes ont tent d'expliquer la rapidit et la facilit de la conqute musulmane de l'Espagne en s'attardant sur la situation gnrale qui caractrisait le pays avant 711 : l'vidence, les gens supportaient trs mal le systme de gouvernance de l'poque ; de plus, les rvoltes sociales ou religieuses, les luttes mutuelles, le plus souvent acharnes les avaient appauvris. Ainsi les conqurants berbres musulmans se fondirent rapidement au sein de cette socit autochtone dans laquelle ils s'implantrent, veillant sur le respect des traditions religieuses chrtiennes et judaques existantes .

Ce sont donc les Berbres, tolrants par nature, qui portrent l'Islam en Espagne et en Sicilede sorte que trs vite finit de s'laborer une civilisation syncrtique qui s'tendit sur l'ensemble du territoire musulman .

Dans un ouvrage consacr l'Espagne, paru dans la collection Life en 1961, l'crivain anglais Hugh Thomas souligne que ce pays, conquis par Tarec Ibn Ziad, devint le centre artistique et commercial de toute la rgion mditerranenne Aux IX me et X me sicles Cordoue tait une ville de 113.000 maisons, 700 mosques, 300 bains publics (hammams) ; les rues taient paves et l'eau tait amene par des tuyaux jusqu'aux maisons. La bibliothque royale contenait 400.000 ouvrages et l'universit de Cordoue disposait d'coles de mdecine, de mathmatiques, de posie, d'astronomie, de thologie

En hommage Tarec Ibn Ziad nous avons pris soin de mettre en valeur la dimension historique de ce grand personnage, travers les textes d'auteurs qui ont retrac le parcours fabuleux du hros oulhai.
Assurment, il a oeuvr par dvouement la cause de Dieu, de sa religion et de Son Prophte Mohammed mille fois bni, ainsi que pour la grandeur et la gloire de sa nation.

Dans le mme esprit nous prenons du plaisir conclure par un passage autrement clbre de notre matre Abderrahmane Ibn Khaldoun ( Berbres T1, pp. 199 et 200 ) citons ensuite les vertus qui font honneur l'homme et qui taient devenues pour les Berbres une seconde nature : leur empressement s'acqurir des qualits louables, la noblesse d'me qui les porta au premier rang parmi les nations, les actions pour lesquelles ils mritent les louanges de l'univers !
Merci de nous avoir rappeler nos victoires






2014-09-25, 23:58   : 7
The Arrow
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merciii, oui ce fut un grand homme







2014-11-09, 08:30   : 8
eagle01
 

merci pour tarik ibn zied







2015-08-11, 12:47   : 9
Lyes ABC
 

merciiiiiiiiiiiiii







2018-05-25, 15:46   : 10
HAMMDEN
 
  HAMMDEN
 

 

 

Gloire a tous nos Martyrs







2019-01-12, 18:04   : 11
Brahim zz
 







2019-01-26, 12:27   : 12
bigharichmen
 
B18

merci pour le sujet ibn khaldoun c'est vraiment l'histoire du grand maghreb








(Tags)
berbere, hros, illustr, tarik, ziad

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