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Aspects militaires de l’iconographie monétaire numide

 
 
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قديم 2015-12-22, 19:20   رقم المشاركة : 5
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JUBA II
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II Les rois soumis sur les deniers républicains : Persée, Arétas III, Jugurtha, Bocchus

Enfin en 56 a. C., sur des monnaies de Faustus Sylla, fils du dictateur, le roi Bocchus de Maurétanie, un genou à terre, offre une palme à Sylla, à qui il vient de livrer le roi Jugurtha, représenté lui aussi agenouillé mais avec les mains liées dans le dos14. La scène, qui figurait aussi sur le sceau de Sylla15, procède d’un groupe statuaire érigé à Rome dans les années 90 par Bocchus.

L’émission de Faustus Sylla est particulièrement intéressante car elle résume l’alternative offerte aux rois étrangers dans leurs relations avec Rome : Bocchus, archétype du roi ami et allié de Rome, participe à la victoire et reconnaît la suprématie de Rome ; Jugurtha, archétype du roi rebelle, est enchaîné en attendant son châtiment. Tous deux sont agenouillés devant Sylla, modèle du magistrat romain, qui domine la scène et reçoit l’hommage de Bocchus. On croirait une illustration du vers programmatique de Virgile : parcere subiectis et debellare superbos (Énéide VI, 853). Le schéma, complet sur les monnaies de Sylla, est également applicable aux monnaies de Scaurus et de Lepidus : Arétas est dans la même situation que Bocchus ; Persée et ses fils sont sur le même plan que Jugurtha.


Figure 4: RRC 426 / 1; LHS Numismatik AG, Auct. 103, n°191, 5 mai 2009.





Toutes ces images de rois figurent au revers des monnaies romaines, et constituent des scènes et non des portraits. Elles ne posent pas de problèmes d’interprétation. Il est facile de voir combien elles profitent aux aristocrates qui les réalisent : en soulignant la part prise par leur famille ou par eux-mêmes dans la constitution de l’imperium populi romani, elles légitiment leurs prétentions politiques à Rome même et les qualifient tout particulièrement pour intervenir dans les affaires des royaumes représentés. Il faut noter que ces émissions se placent toutes dans les années 62 à 55, où la question des relations avec les rois paraît bénéficier d’une attention particulière. Deux facteurs principaux expliquent ce phénomène : la question de l’avenir du royaume lagide, qui est pendante dans les années 60 et suscite la convoitise des aristocrates, et l’intérêt particulier des imperatores pour les relations avec les rois. À partir de Pompée, on peut considérer en effet que la supériorité sur les rois est devenue un élément essentiel de l’ethos de l’imperator16. Ainsi, en représentant Paul‑Émile et ses prisonniers, le jeune L. Aemilius Lepidus Paullus voulait faire valoir à ses concitoyens que c’était à sa famille que Rome devait la Macédoine. De même, Aemilius Scaurus rappelait qu’il avait lui aussi soumis un roi à l’autorité de Rome et étendu l’Empire jusqu’à la Nabatène. L’éclat des jeux donnés lors de son édilité montre que Scaurus avait une politique de communication particulièrement énergique et incite à interpréter les monnaies comme un outil dans la quête du pouvoir. Cette émission considérable fut peut-être même réalisée avec une partie du butin ; si c’est le cas, elle servait de preuve matérielle des exploits de Scaurus.

Quant au roi lui-même, il est à proprement parler un faire-valoir : bien que sa situation ne soit pas réductible à un schéma unique, ni (dans le cas de Bocchus et d’Arétas) absolument défavorable, sa soumission politique n’est pas douteuse. L’iconographie du roi repose sur le motif bien attesté de l’humiliation du Barbare, qui se reflète à Rome jusque dans la sphère privée, selon des voies et au terme du processus que P. Zanker a mis en évidence17. Cette imagerie violente est ancienne, mais elle paraît précisément se durcir dès la fin de la République, peut-être sous l’effet des représentations triomphales18. Le roi hellénistique n’est plus alors qu’une figure de l’obéissance. Son titre même, Basileus, qui apparut sur les monnaies des Diadoques à la fin du quatrième siècle, est présent sous la forme latine rex sur les émissions de Scaurus. Mais, associé à un personnage agenouillé, il n’est plus synonyme de pouvoir indépendant et n’a pour fonction que de faire ressortir par contraste la puissance de Rome.




Référence électronique
Jacques Alexandropoulos, « Aspects militaires de l’iconographie monétaire numide », Cahiers des études anciennes [En ligne], XLIX | 2012, mis en ligne le 21 mai 2012, consulté le 21 décembre 2015.










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aspects, l’iconographie, militaires, monétaire, numide

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