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ãÔÇåÏÉ ÇáäÓÎÉ ßÇãáÉ : L'histoire de la pensée économique


cd_nail
01-04-2007, 03:12 PM
La naissance de l'économie avec Adam Smith
C'est Adam Smith, philosophe et moraliste écossais, qui a publié l'ouvrage qui marqua le véritable commencement de l'économie en tant que science, les Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776). Le thème central de son livre est l'accroissement de la richesse nationale, dont le moteur réside non dans la nature, mais dans le travail humain. Smith pense que la croissance constitue la destinée naturelle des économies et qu'elle se manifeste dans le cadre du système «évident et simple» de la concurrence et de la liberté des échanges. Son objectif principal est de préserver ce système en vue de faciliter l'accumulation du capital et la réalisation du maximum de bien-être pour tous - ce qui implique que les entreprises, cherchant à accroître leurs profits, doivent être laissées libres de promouvoir d'abord les utilisations les plus productives de leur capital.

S'il est légitime que l'Etat use de son influence dans l'orientation de certains secteurs, ses interventions doivent être très limitées, parce que le travail des dirigeants et des serviteurs du prince est «improductif». Smith est surtout connu pour la célèbre image de la «main invisible», qui assurerait, en l'absence de toute intervention, l'harmonie des intérêts et la régulation de l'économie. Cette expression, qui n'était peut-être pour lui qu'une simple métaphore de la providence divine, constitue la base du libéralisme économique, et de nombreuses théories modernes en ont repris la démonstration.
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Adam Smith

L'économie pour les classiques: de Say à Ricardo
Si Adam Smith se préoccupait peu de faire la différence entre l'économie en tant que science et l'économie en tant que branche de la politique, son disciple français Jean-Baptiste Say accorda une grande place à la méthode déductive dans la mise en évidence des lois qui gouvernent la production, la répartition et la consommation des richesses (Traité d'économie politique, 1803). En outre, il estimait que le fondement de la valeur n'est pas le travail, mais l'utilité. James Mill, le père de John Stuart Mill, fit connaître en Angleterre les travaux de Say (Principes d'économie politique, 1821) et enseigna la méthode déductive d'analyse économique à David Ricardo, dont les recherches (Des principes de l'économie politique et de l'impôt, 1817) constituèrent un modèle pour toute une école de pensée, qui s'efforça de définir des lois universelles régissant la production, les échanges et la distribution.

On emploie le terme « classique » à propos de ses travaux, car ses méthodes et ses principaux résultats furent reconnus et adoptés dans le monde entier jusque vers 1870. La théorie classique cherche avant tout à fournir un modèle simplifié du fonctionnement du système économique; elle propose également une hypothèse concernant son évolution à long terme; enfin, elle prône le laisser-faire, qu'elle considère à l'avantage de tous.

L'économie selon Marx
Influencé par la philosophie de Hegel, par les socialistes français et par les économistes anglais, Karl Marx a tenté dans le premier volume du Capital (1867) de mettre en évidence la «loi de l'évolution économique de la société moderne». Dans le capitalisme, qui constitue une étape transitoire dans l'évolution des sociétés, les classes antagonistes sont la bourgeoisie et le prolétariat, la propriété des moyens de production (capital et terre) est concentrée entre les mains de la bourgeoisie, alors que le travail est effectué par le seul prolétariat. La force de travail est la seule propriété dont disposent les travailleurs, et ils n'ont d'autre choix que de la vendre au prix qui correspond au salaire du moment.

Mais les capitalistes, qui disposent ainsi de cette force de travail, l'utilisent pendant une durée plus longue que celle qui serait nécessaire à l'ouvrier pour acquérir sa subsistance. Cela entraîne la création d'une plus-value en faveur des capitalistes, et l'exploitation de la classe ouvrière. Poussé par la recherche du profit, le capitalisme accroît l'exploitation, de telle sorte que les contradictions et les conflits se renforcent, les crises économiques s'aggravent, et, un jour, toutes les conditions seront réunies pour qu'éclate la révolution, c'est-à-dire la prise de contrôle par les travailleurs des moyens de production et la construction du socialisme, premier pas vers le communisme.

L'économie marginaliste ou néoclassique
En même temps que se développait la critique virulente des marxistes contre l'économie politique anglaise, celle-ci rencontrait une contestation sérieuse, lancée sur des bases différentes, par des économistes qui avaient accepté jusque-là les doctrines classiques. C'est ce mouvement qui a produit la «révolution marginaliste». L'initiateur de ce courant de pensée fut William Stanley Jevons (Théorie de l'économie politique, 1871), mais celui qui lui donna sa forme définitive fut, vingt ans plus tard, Alfred Marshall (Principes d'économie politique, 1890-1907).

Les hypothèses économiques marginalistes
Les marginalistes ont transformé le modèle classique en mettant l'accent sur la demande et le «degré final d'utilité» (de préférence au coût de production); par ailleurs, insistant sur la dimension subjective des actions humaines, ils conçoivent les phénomènes économiques comme le résultat du choix d'agents rationnels, exerçant leurs activités dans un monde de laisser-faire régulé par une concurrence pure et parfaite. Ils considèrent également que le marché est dominé par des forces puissantes grâce auxquelles l'économie tend vers la pleine mise en œuvre de ses ressources, de sorte qu'aucun travailleur ne peut se retrouver involontairement sans emploi.

Le modèle walrasien
Léon Walras a donné une forme systématique aux thèses de l'école marginaliste anglaise, en démontrant mathématiquement pour la première fois (Eléments d'économie politique pure, 1874-1877; Etudes d'économie politique appliquée, 1898) la possibilité d'un «équilibre économique général»: le système des prix permet la réalisation, dans une économie concurrentielle et décentralisée, de l'équilibre et de la cohérence de toutes les offres et de toutes les demandes sur les marchés des produits et des «services producteurs». Cette démonstration, perfectionnée à plusieurs reprises par des économistes et des mathématiciens, reste aujourd'hui le cœur de la théorie économique. Mais, si Walras croyait à la possibilité de l'équilibre en «économie pure», il estimait que l'Etat devait intervenir pour maintenir les conditions de la concurrence («économie appliquée») et réaliser la justice sociale («économie sociale»).


L'économie selon Keynes
C'est le problème de la persistance du chômage de longue durée en Grande-Bretagne entre les deux guerres mondiales qui a été à la source de l'œuvre majeure de John Maynard Keynes, Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie (1936). Cet économiste soutient l'idée, alors fortement hétérodoxe, que les seules forces du marché, notamment la flexibilité des salaires et la baisse des taux d'intérêt, sont incapables de réaliser le plein-emploi. Celui-ci ne pouvait être atteint que si la demande globale était assez élevée pour que l'embauche des salariés disponibles et l'investissement des sommes épargnées soient rentables. Mais l'incertitude qui règne dans les économies capitalistes modernes fait obstacle à cette situation idéale. La difficulté de prévoir la rentabilité des investissements incite les industriels et les autres agents détenteurs de capitaux à accumuler leurs actifs sous forme monétaire, ce qui limite la demande globale et, par suite, pénalise l'emploi. Les politiques élaborées par les banques pour réduire les taux d'intérêt peuvent se révéler totalement inefficaces si les profits escomptés sont très faibles, voire inexistants. Keynes soutient que l'intervention du gouvernement, sous forme notamment de travaux publics financés par l'Etat, peut être nécessaire pour rétablir le plein-emploi.

L'économie pour les monétaristes
Malgré les succès remportés dans la pratique par les politiques keynésiennes, sa Théorie générale a été contestée par des économistes libéraux qui ne pouvaient admettre l'incapacité des «puissantes forces du marché» à rétablir d'elles-mêmes le plein-emploi. Parmi eux, on peut retenir le nom de Friedrich von Hayek, le grand théoricien contemporain du libéralisme (la Route de la servitude, 1941), tandis que l'école monétariste est représentée par Milton Friedman (Essais d'économie positive, 1953; Inflation et systèmes monétaires, 1968). Les monétaristes, soucieux de limiter au minimum l'intervention de l'Etat, rejettent les politiques fiscale et budgétaire keynésiennes, et prônent l'usage de la politique monétaire comme instrument d'une croissance économique stable.

cd_nail
01-04-2007, 03:14 PM
L'économie des déséquilibres
Les «théories du déséquilibre» cherchent à démontrer l'existence d'équilibres avec rationnement dans un con****e de prix et de salaires rigides: c'est le cas des travaux de l'économiste israélien Don Patinkin (Monnaie, intérêt et prix, 1956; Etudes d'économie monétaire, 1972) et de J.-P. Benassy (Théories du déséquilibre et fondements microéconomiques de la macroéconomie, 1976). Les «nouveaux classiques» (R.E. Lucas, T. Sargent) ont approfondi l'attaque contre l'inspiration keynésienne en tentant de reconstruire la macroéconomie sur deux fondements: la compensation des marchés (market clearing) et l'hypothèse du comportement maximisateur et des anticipations rationnelles des agents économiques. Ces auteurs veulent revenir à une époque antérieure à Keynes; ils n'acceptent pas, par exemple, le concept de chômage involontaire. Mais les controverses continuent, et d'autres nouveautés s'annoncent parmi les théories, notamment celles qui s'inspirent de méthodes et de concepts empruntés à l'informatique, à la cybernétique (A.W. Phillips), à la thermodynamique (N. Georgescu-Roegen), voire aux sciences du vivant («théorie des systèmes», avec Jan Tinbergen).

La microéconomie et la macroéconomie
La microéconomie
La microéconomie est la partie de la science économique qui analyse les comportements des individus ou des entreprises et leur choix dans les domaines de la production, de la consommation, de la fixation des prix ou des revenus. Elle conçoit la société comme un ensemble d'individus ayant des relations d'échange; elle suppose en outre qu'ils agissent rationnellement, c'est-à-dire qu'ils utilisent au mieux les ressources dont ils disposent, compte tenu des contraintes qu'ils subissent (cette définition de la rationalité a l'avantage de faire appel à la formalisation mathématique).

La macroéconomie
Alors que la microéconomie part d'un point de vue individualiste, la macroéconomie est la partie de la science économique qui recherche des lois concernant les ensembles (ou agrégats) de biens ou d'agents. Elle traite donc de variables globales: le produit national, l'investissement, la consommation, la demande, non pas d'un individu, mais d'une collectivité. Elle est beaucoup plus directement orientée vers le choix des politiques économiques qui peuvent être menées par les Etats; elle est donc, par nature et par nécessité, plus opérationnelle que la microéconomie.

nadire_b_dz
01-04-2007, 07:31 PM
Thank you for participating issue

cd_nail
04-04-2007, 01:58 PM
thanx my brather for ur presence

hocine96
19-07-2007, 06:40 PM
merci 7 information je ne v pas la prondre a la l'éger
La naissance de l'économie avec Adam Smith c une histoire Magnifique

äÇÈáíæä
26-07-2007, 07:46 PM
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26-07-2007, 07:52 PM
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DJ*Hacker
31-07-2007, 04:10 PM
مشكور اخي .......